Isabelle Bergeron/TC Media Depuis le 1er janvier, il est tombé 80cm de neige, ce qui n'est pas exceptionnel. À ce rythme, le budget déneigement de l'arrondissement d'Anjou sera respecté.

Les précipitations météorologiques reçues au mois de janvier ont eu de quoi donner des cheveux gris aux directeurs des travaux publics des arrondissements. Le verglas, la neige et les écarts de température ressentis ont compliqué les opérations de déneigement.

«Lorsqu’il y a du verglas et de grands écarts de température, le niveau de difficulté est plus élevé (le jour cela fond et la nuit cela gèle). Ces situations ne sont toutefois pas exceptionnelles et jusqu’à maintenant, l’hiver 2015 est un hiver dans la moyenne», relativise Réal Lafleur, directeur des travaux publics de l’arrondissement d’Anjou.

Depuis le 1er janvier 2015, il est tombé 80cm de neige. Il y a eu plusieurs précipitations de 5 à 10cm, ce qui donne l’impression que les souffleuses sont toujours au travail.

«Nos contrats de déneigement sont basés sur une saison hivernale de 200 à 215cm, explique M. Lafleur. Nous sommes dans ce qu’on pourrait appeler un hiver moyen jusqu’à maintenant. À ce rythme, les budgets seront respectés.»

Ce budget est de 4,2M$ à Anjou. Chaque opération de chargement de la neige coûte environ 350 000$ à l’arrondissement.

La plus grande variable dans les coûts de déneigement se situe au chapitre des abrasifs. On parle d’une somme qui oscille entre 400 000$ et 1M$ par année. Les périodes de verglas, comme celle du début du mois de janvier, nécessitent un épandage constant. Mais encore là, le directeur des travaux publics ne pense pas dépasser les sommes allouées à ce poste budgétaire. Et les quantités en stock sont suffisantes pour répondre aux besoins actuels.

L’autre grande donnée de l’équation est au chapitre des heures supplémentaires. À Anjou, il s’agit toutefois d’un facteur moindre. L’arrondissement ne déneige pas les fins de semaine, sauf qu’en de très rares exceptions. Le déneigement se passe presque exclusivement sur les heures régulières des cols bleus.

«En raison de la Loi 430, les opérateurs de machinerie ont un nombre d’heures consécutives à respecter. Nous faisons des chiffres de 12 heures, ce qui limite les heures supplémentaires. Ce n’est donc pas problématique dans notre budget», indique M. Lafleur.

Le défi de l’arrondissement consiste plutôt à poursuivre l’excellence de ses opérations et de ses pratiques mises en place au fil des ans. La question du déneigement a toujours été une source de fierté pour les Angevins et l’administration municipale.

Dans un contexte financier difficile, l’arrondissement doit jongler avec son enveloppe budgétaire pour maintenir la qualité du service.

Jusqu’à maintenant, elle y parvient, assure-t-on, mais les décisions sont parfois déchirantes à prendre.

 

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