Collaboration spéciale Tout au long du parcours, la vue est magnifique et des amitiés se développent entre les participants, qui sont pourtant au départ, de purs inconnus, raconte Mme Goyette.

Après l’Acotango en 2009 et le Chaupi Orko en 2011, Michèle Goyette se prépare à faire l’ascension du mont Chachacomani, en Bolivie, au profit de la Fondation du centre jeunesse de Montréal.

Les sommes recueillies dans le cadre de ce projet intitulé «Le sommet des tout-petits de la DPJ» servent à offrir du soutien matériel et financier de toutes sortes aux familles accompagnées par le Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire (CJM-IU).

Cela peut se traduire par l’achat de mobilier ou d’accessoires pour bébés et jeunes enfants (0-5 ans); un coup de pouce aux parents pour les frais de gardiennage ou de titres de transport; les frais de déménagement lors d’un transfert obligatoire (logement insalubre) et plus encore.

L’argent amassé est également utilisé pour défrayer les coûts de services spécialisés urgents, tels que des séances d’orthophonie et d’ergothérapie; l’achat de prothèses ou d’orthèses ainsi que pour financer du matériel de stimulation en cas de retard de développement ou de besoins particuliers.

Mme Goyette fait partie d’un contingent de 13 grimpeurs. Chacun des membres du groupe s’engage à recueillir un minimum de 5000 $ pour prendre part à l’aventure. L’objectif total étant d’amasser 150 000 $.

«La collecte de fonds se passe plutôt bien. Jusqu’à maintenant, nous avons recueilli 79 000 $, soit 53 % de notre objectif. Nous travaillons fort en organisant plusieurs événements-bénéfices. J’espère que nous atteindrons notre objectif, car les besoins sont grands», indique Mme Goyette.

Une réalité troublante
En 2013-2014, 8884 signalements ont été reçus par la DPJ dans la région montréalaise. De ce nombre, 3910 ont été retenus et 1238 d’entre eux concernent des tout-petits âgés de 0 à 5 ans.

Les problématiques sont diverses: risque sérieux de négligence (266), mauvais traitements psychologiques (247), abus physique (242), négligence (217) et bien d’autres.

Retraitée du CJM-IU, Mme Goyette a été à même de voir ces milliers de jeunes qui ont manqué de chance en bas âge et qui, durant toute leur enfance et leur adolescence, ont traîné des déficits sociaux et affectifs qui les ont fait grandement souffrir.

«Ces enfants n’ont pas de maladie physique incurable, mais ils sont nés dans un contexte social si défavorable, que sans aide, leur avenir est sérieusement hypothéqué.»

6074 mètres d’espoir
À quelques mois du grand jour, l’ascension aura lieu au mois d’août, la fébrilité commence déjà à se faire sentir.

La résidente de Mercier-Ouest se prépare pour cette grande aventure de 6074 mètres en courant de trois à quatre fois par semaine sur le mont Royal et en marchant beaucoup dans ses déplacements quotidiens.

«Après des mois d’efforts pour recueillir la somme nécessaire et à garder une bonne forme physique, ce serait dommage de ne pas pouvoir me rendre au sommet.»

Elle se rappelle d’ailleurs sa première ascension en sol bolivien, alors que son corps avait éprouvé quelques problèmes d’acclimatation. Durant 24 à 36 heures, elle avait connu plusieurs épisodes de vomissements intenses.

Heureusement, tout s’est replacé et elle s’est rendue au sommet comme prévu.

«J’étais exténuée, mais le sentiment qui nous envahit au sommet est indescriptible. La vue est époustouflante et cela vaut bien des efforts.»

À sa deuxième expédition, l’ascension lui a paru moins difficile.

Cette fois, après une pause de quatre ans, elle a une bonne idée de ce qui l’attend, mais elle ne tient rien pour acquis.

Quand cela devient plus difficile, on a qu’à penser à tous ces enfants qui comptent sur nous, dit-elle, ils sont une grande source de motivation.

Les personnes qui souhaitent encourager les participants du «Sommet des tout-petits de la DPJ» peuvent faire un don par le biais du http://www.evenements.fondationcjm.ca/chachacomani

Activités de financement
Le 9 mai, concert regroupant plusieurs artistes émergents, dont David Fleury et Sara Dufour, anciens participants à La Voix, au collège Ahuntsic.

Le 12 juin, soirée de quilles.

En août, spectacle de François Massicotte.

Pour information, on compose le 514 593-2910.

 

Aussi dans Actualités :

Nous sommes présentement en train de tester une nouvelle plateforme de commentaires sur notre site web. Grâce à Facebook Comments, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!