Photo TC media - Simon Dessureault David Handfield a rendu hommage à la mémoire du petit Adam qui a été tué par son père dépressif.

David Handfield a été dévasté par la mort du petit Adam, un bambin de 10 mois assassiné par son père il y a un mois. Pour que le drame ne soit pas en vain, il participera à un triathlon pour sensibiliser les gens aux effets parfois dévastateurs de la dépression non traitée.

M.Handfield, qui travaille à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, participera à un triathlon à Verdun en mémoire de l’enfant. L’événement a aussi pour but de récolter des fonds pour la recherche.

«C’est inimaginable comme drame! C’est le genre d’histoire que l’on entend aux nouvelles, on ne pense pas que ça peut nous frapper de proche», a affirmé David Handfield.

Le 5 juillet dernier à Anjou, Rafal Zembowicz a tué son propre enfant avant de s’enlever la vie. Le geste funeste aurait été commis à la suite de problèmes conjugaux.

Faciliter la communication
M. Handfield pensait déjà à organiser un événement pour amasser des fonds pour la recherche en santé mentale, mais ce drame a été l’élément déclencheur qui l’a poussé à agir.

«Je veux sensibiliser les gens au phénomène des pères en dépression. Il faut qu’ils puissent en parler plus facilement pour justement aller chercher de l’aide plus facilement», a expliqué M. Handfield.

«Je ne suis pas clinicien, mais je sais que Rafal souffrait de dépression. Je suis certain qu’il en serait arrivé à une autre conclusion s’il avait eu la chance d’être traité avant», a ajouté M. Handfield, qui croit qu’il pourra dire mission accomplie si un autre accident du genre est évité.

Photo du bébé
L’événement sera une compétition organisée en partenariat avec le Triathlon de Verdun qui attire des athlètes de plusieurs pays.

«Je vais mettre une photo du bébé sur mon vélo pour que l’on honore sa mémoire. Je veux amener le plus d’exposition possible à cette cause», a-t-il dit.

Les organisateurs espèrent attirer 200 athlètes au Défi Douglas.

«Il faut déstigmatiser les problématiques de santé mentale. Si on se casse une jambe, on n’a pas de problème à aller à l’hôpital. Il faut que ce soit la même chose si on a un problème de santé mentale», a ajouté le triathlonien.

Le montant minimum exigé est de 500 $ pour participer à ce triathlon.

Statistiques maladie mentale

–       70 % des jeunes qui souffrent de dépression ne sont pas diagnostiqués et ils ne reçoivent pas de traitements.

–   500 000 personnes par jour s’absentent du travail pour cause de maladie mentale.

–    Au Canada, il y a des coûts de 50 milliards reliés à la santé mentale.

–    Au Québec, une personne sur cinq va souffrir d’une problématique de santé mentale dans sa vie.

Source : Institut universitaire en santé mentale Douglas

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!