Archives TC Media Maka Kotto, député de Bourget et porte-parole du Parti québécois en matière d'immigration et de communautés culturelles.

Lors du débat d’urgence tenu à l’Assemblée nationale, le 17 novembre, relativement à l’accueil de réfugiés syriens sur le territoire québécois, le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’immigration et de communautés culturelles, Maka Kotto, a réitéré certaines de ses inquiétudes dans ce dossier.

Le député de Bourget souhaite plus de transparence, afin d’éviter que le dossier ne se transforme en source de tensions.

«Nous voulons plus de réponses sur l’accueil des réfugiés syriens. Un projet humanitaire connu, mais dont la charge émotive a été décuplée en raison des attentats meurtriers que vient de vivre Paris.»

Quel est le plan d’accueil concret et détaillé du gouvernement? Quel est le nombre précis de réfugiés que le Québec s’apprête à accueillir? De quelle façon les municipalités, la Commission scolaire de Montréal et les organismes communautaires ont été informés et quel est leur niveau de préparation pour l’accueil de ces milliers de réfugiés syriens? S’il existe des ententes, la ministre peut-elle les rendre publiques, afin que nous en prenions la mesure, notamment au chapitre des moyens financiers disponibles?, demande M. Kotto.

Ce dernier a souligné que «le gouvernement du Québec doit s’assurer que les conditions d’accueil sauront respecter les critères élémentaires de réconfort, d’humanité et, bien évidemment, de sécurité.»

«Si le Québec a les moyens d’accueillir 5700 réfugiés syriens, allons-y, mais comme élu, face à une population qui est inquiète, nous avons l’impérieux devoir de répondre à ses inquiétudes et à ses questions.

«Quels ministères seront appelés à contribuer? Comment se fera l’accueil, quelles ressources humaines y seront affectées? Comment se fera la répartition sur le territoire? Quelles seront les mesures d’accompagnement? Celles reliées à la francisation, à l’emploi, au transport, au logement, à l’aide psychologique, en un mot, à l’intégration?», indique le député.

À travers ces questions, sans réponse pour le moment, M. Kotto dit souhaiter que le débat se fasse sereinement, en mettant en garde le gouvernement contre la tentation des procès d’intention.

 

 

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