Steve Caron/TC Media Infologis de l'est de l'île de Montréal a posé une banderole sur l'ancien cinéma Paradis sur lequel on peut notamment lire «À Montréal, le logement social c'est vital.»

L’ancien terrain du cinéma Paradis fait l’objet de convoitise. Infologis de l’est de l’île de Montréal aimerait bien qu’un projet de logements sociaux y soit construit, alors que les besoins pour ce type d’habitation sont criants dans l’est de Montréal.

Plus du tiers des locataires d’Anjou et de Mercier consacrent plus de 30% de leurs revenus pour se loger, selon les données de l’organisme.

«Pour répondre aux besoins les plus urgents, il faudrait construire 1800 nouveaux logements sociaux dans l’est de Montréal», indique Jean-Christophe Bureau, organisateur communautaire à Infologis.

L’organisme souhaite que la Ville de Montréal acquière des terrains pour y construire des unités d’habitation sociale ainsi que des infrastructures collectives. Il a donc mené une action de sensibilisation, le 7 mars, en apposant une bannière sur l’ancien cinéma Paradis, bâtiment de la rue Hochelaga, voisin de la maison de la culture Mercier.

«La Ville pourrait acquérir le bâtiment pour y développer un projet d’une cinquantaine de logements sociaux. Le propriétaire, le comité logement et les familles, tout le monde y trouverait son compte», croit son collègue Anicet Ndayishimiye.

Les représentants du comité logement aimeraient bien pouvoir discuter avec le propriétaire,Vincent Guzzo,  pour tenter d’en venir à un accord. Mais leurs demandes répétées sont demeurées lettre morte.

«Ils peuvent manifester autant qu’ils veulent, je ne suis pas intéressé à vendre mon terrain», confie M. Guzzo.

Laissé à l’abandon
Le choix du site comme lieu de la manifestation n’est pas le fruit du hasard. L’immeuble, abandonné depuis 2009, est orné de graffitis et les vitres sont barricadées. Il est également situé à l’intérieur de la zone de Revitalisation urbaine intégrée (RUI), où la ville investira des centaines de milliers de dollars pour réaliser le projet de l’entrée de quartier.

«Certains propriétaires jouent au Monopoly avec des terrains dont la valeur augmente pendant que des ménages locataires ont de la difficulté à se loger», déplore Patricia Mercier, organisatrice communautaire à Infologis.

Dans le cadre de la campagne «Pour une réserve de terrains et bâtiments» des comités logement de la métropole, Infologis réclame davantage de logements sociaux pour les familles du quartier.

Infologis soutient que la Ville doit obtenir de Québec le pouvoir de zoner certaines parties de son territoire à des fins de développement de logement social pour s’assurer que de tels projets voient le jour.

Situation des locataires
36% des ménages locataires angevins consacrent plus de 30% de leurs revenus pour se loger.

15% des ménages locataires angevins consacrent plus de 50% de leurs revenus pour se loger.

7% des ménages locataires angevins consacrent plus de 80% de leurs revenus pour se loger.

Dans Mercier-Ouest, ces pourcentages sont respectivement de 34%, 16% et 8%, alors que dans Mercier-Est, ils sont de 33%, 15% et 6%.

 

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