Steve Caron/TC Media Les citoyens avaient encore beaucoup de questions pour les représentants du ministère des Transports dans le dossier d'optimisation du corridor de l'autoroute 25. La séance a d'ailleurs attiré plus de 250 personnes.

Deuxième chantier en importance de la métropole après Turcot, le projet d’optimisation du corridor de l’autoroute 25 soulève bien des passions. Plus de 250 citoyens de l’est de Montréal ont assisté pendant près de quatre heures à la seconde consultation publique du ministère des Transports et la plupart d’entre eux ne décolèrent pas.

Pour les deux prochaines années, les riverains du projet seront au chœur d’un chantier de 55M$ comportant le réaménagement de plusieurs bretelles d’accès à l’autoroute et la démolition du pont de la rue de Boucherville.

«Nous allons vivre dans le bruit, les vibrations et la poussière pendant plus de deux ans. Ce ne sera pas endurable, croient plusieurs riverains. On nous dit que l’entrepreneur devra respecter les limites permises. Nous restons sceptiques.»

Par rapport à la consultation publique d’octobre dernier, les représentants du ministère des Transports et de la Ville de Montréal étaient mieux préparés. Plusieurs informations ont aussi été mises à la disposition du public pour consultation.

«Ils ont changé leur discours et les explications sont plus documentées, mais le projet n’a pas subi de changements majeurs. Pour sécuriser ce qu’ils appellent le carrefour Sherbrooke, on a simplement ajouté une ligne pleine pour éviter que les voitures changent de voie. Ça n’a pas de bon sens», déplore Daniel Chartier, architecte-paysagiste à la retraite.

Pour des résidents du secteur depuis belle lurette, ils ont l’impression de vivre le jour de la marmotte, à l’époque des travaux du tunnel Louis-H.-Lafontaine.

Camionnage
La question du camionnage a une fois de plus été abordée. Les représentants du ministère demeurent convaincus que la situation s’améliorera, malgré le retour des camions sur la voie de desserte de la rue Curatteau, jusqu’ici interdite aux poids lourds depuis 1998, en raison du bruit et de la poussière.

«La construction du mur antibruit et l’aménagement d’une butte n’ont pas corrigé la situation. C’est toujours très désagréable. Et là, on nous annonce que les camions en provenance de la rue Notre-Dame pourront de nouveau circuler près de nos résidences. C’en est trop», souligne en entrevue M. Lalonde, de la rue Curatteau.

D’autres s’inquiètent du sort réservé à la rue Honoré-Beaugrand, déjà considérablement congestionnée et théâtre de quelques accidents dans les dernières années, et qui sera l’une des voies à emprunter pour sortir des travaux.

Aux heures de pointe, les voitures font la file avec les autobus pour circuler. Le matin, les gens ont déjà de la difficulté à sortir de leur entrée, fait remarquer Johanne Séguin, qui craint l’ajout de nouveaux véhicules dans le secteur sur la qualité de vie des citoyens.

Les représentants du ministère des Transports et de la Ville de Montréal ont bien tenté de convaincre les gens des bienfaits de leur projet, mais pour les citoyens c’est trop peu trop tard.

Certains participants à la consultation ont tout de même tenu à féliciter le ministère pour ses efforts.

«Le projet ne pourra jamais plaire à tout le monde. Pour ma part, je pense qu’il n’est pas si pire. Si tout se passe bien durant les travaux, les gens verront mieux ses retombées positives», de commenter M. Lelièvre avant de quitter la consultation.

Les travaux prendront leur envol dès le 2 mai et seront exécutés par les employés de Roxboro Excavations.

 

 

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