FELIX O.J. FOURNIER TC MEDIA (51 Un homme de 22ans a été touché par balle dans la soirée de dimanche, dans un immeuble de la rue Lapierre.

En début de semaine, une tentative de meurtre a rappelé que la rue Lapierre est source de «tensions et de malaises» dans le quartier. Depuis un an, ce secteur est la cible d’un projet qui vise à l’amélioration du vivre ensemble.

Dans la soirée du dimanche 2 avril, suite à une bagarre, un homme a tiré à travers une fenêtre d’un immeuble, situé rue Lapierre, touchant un individu de 22 ans au bas du corps.
«J’espère que cet incident malheureux est un acte isolé», déclare Claudel Toussaint, directeur de la culture, des sports, des loisirs et du développement social à l’arrondissement de Montréal-Nord.

Depuis un an, la rue Lapierre est au cœur du projet Proximité. Mis en place par l’arrondissement, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), la Société d’habitation populaire de l’Est de Montréal (SHAPEM) et le Café Jeunesse-Multiculturel, il vise à améliorer le climat et les relations entre voisins.
«L’objectif est de trouver comment on crée une vie de quartier, en prenant en compte les spécificités des gens qui sont là, comment se répartir l’espace public», détaille Slim Hammami, coordonnateur du Café Jeunesse Multiculturel.

Du groupe à l’individu
La rue Lapierre a été l’objet d’une étude sociologique réalisée en octobre 2016. Elle montre que les résidents pointent des problèmes de bruit et de vivre ensemble, un manque d’activité et une présence excessive de la police.
Depuis plusieurs années, entre 40 à 45 jeunes se réunissent dans la rue, à différents moments de la journée.
«Si tu as tout raté, tu te retrouves sur la rue Lapierre en gros, résume Slim Hammami. Les jeunes qui sont là sont ceux qui n’ont pas trouvé les réponses. C’est pour ça qu’il faut créer des ponts avec ces jeunes qui n’ont que les regroupements dans leur vie».

Dans cette optique, un intervenant et deux travailleurs de rue mènent des interventions de groupe pour mettre en place une saine occupation du domaine public et un bon voisinage. Ils font aussi des interventions individualisées, pour orienter les jeunes vers des parcours d’insertion socioéducatif ou socioprofessionnel.
«Pour moi, le projet sera un succès quand nous aurons atteint un seuil plus important dans les parcours d’insertion», confie Claudel Toussaint.
Mais déjà des indicateurs montrent que le projet porte ses premiers fruits. «Le groupe de jeunes qui se réunit ne grossit plus», indique Slim Hammami.

L’arrivée de l’été va constituer un test pour les acteurs autour du projet. «C’est la période la plus intense. Nous allons pouvoir voir si le nombre d’appels que le poste de quartier reçoit pour ce secteur est en hausse ou non. C’est un bon indicateur de l’efficacité du projet», explique Claudel Toussaint.

Un investissement
L’arrondissement de Montréal-Nord prend en charge le financement du projet.
En décembre 2016, il a accordé une subvention de 40 000$ au Café Jeunesse Multiculturel, qui servira notamment à payer le salaire de l’intervenant qui travaille spécifiquement sur le projet.
L’arrondissement met aussi ses infrastructures à disposition pour l’organisation d’activités, comme le tournoi de soccer pour adultes organisé par la Café Jeunesse Multiculturel.

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