La Tablée des chefs organisait la demi-finale montréalaise des 6èmes Brigades culinaires, au Marché Jean-Talon. C’était la première fois que l’équipe de Calixa-Lavallée se rendait aussi loin. Incursion dans une compétition qui voit s’affronter des jeunes amateurs de cuisine.

Vendredi soir, le marché Jean-Talon se vide de ses derniers clients et les maraichers rangent leurs étals. Pourtant, un étage au-dessus, l’agitation augmente dans la cuisine du marché. La Tablée des chefs, organisme dont l’objectif est notamment de développer l’éducation culinaire des jeunes, tient une de ses demi-finales des Brigades culinaires.

Instauré dans 80 écoles du Québec, ce programme permet à des jeunes d’apprendre à cuisiner après les classes, à raison de 24 ateliers par année.

«Avec la fin des cours d’économie familiale, il y avait un vide à combler. Avec ses brigades culinaires, la Tablée des chefs veut éduquer les jeunes à être autonomes, pour pouvoir se nourrir, quand ils auront un appartement», détaille Nancy Lacas, directrice des programmes de formation à la Tablée des chefs.

Ce soir, les jeunes participantes de l’école secondaire Calixa-Lavallée, de Montréal-Nord, affrontent celles de l’école Sophie Barat d’Ahuntsic et Marguerite-de-Lajemmerais de Rosemont.

«L’année dernière nous ne sommes pas allées en demi-finale parce que nous étions trop stressées. Cette fois, nous nous sommes dit ‘on va recommencer et on va gagner!’» annonce Jennifer Joseph, de l’équipe de Calixa-Lavallée.
Les apprenties cuisinières ont une heure pour imaginer un plat qui comportera trois ingrédients imposés, à savoir le poisson, le chou-fleur et le fenouil.

Au top départ, les filles âgées de 13 à 17 ans, commencent à s’activer, sous l’œil de leurs proches et de certains professeurs qui ont interdiction de les aider dans leur tâche. En quelques minutes, des odeurs d’ail, de chou et d’huile emplissent la salle.

«Elles sont vraiment concentrées. On voit qu’il y a des leaders qui émergent. Certaines équipes ont plus de facilités à répartir les tâches que d’autres», constate Karine Desserre-Pezé, l’un des quatre jurés.

Les équipes sont évaluées par un jury de quatre professionnels issus du monde culinaire. Ils notent le goût du plat, mais aussi la cuisson du poisson, celle des accompagnants, la propreté de l’îlot de travail, le respect des contraintes et le caractère santé de la recette.

Résultats serrés
À l’approche de la fin du temps réglementaire, les équipes restent calmes et concentrées. Personne ne panique et chacune s’affaire à monter ses assiettes. Fish and chips à l’américaine, fenouil au sésame, couscous de chou-fleur, poisson mariné et sa sauce à l’ail, sauté de légumes au miel… Il y en a pour tous les goûts.

Après avoir goûté et noté chaque plat, le jury se retire pour délibérer.

«Je suis très fière de vous, vous êtes les meilleures» lance Laure Ehermann, la chef qui assure les ateliers de cuisine à Calixa-Lavallée, à son équipe à quelques minutes du dévoilement du scrutin.

«C’était très serré, mais au bout du compte, le plat de l’école Marguerite-de-Lajemmerais était celui qui fonctionnait le mieux dans son ensemble» annonce Julien Thoret, membre du jury.

Cris de joie du côté de l’équipe vainqueur qui participera à la finale dirigée par Ricardo Larrivé, le 18 mai prochain, toujours au Marché Jean-Talon. «Nous avons fait de notre mieux, ça s’est bien passé. Nous avons fait ce que nous voulions» déclare de son côté Alycia Bonet, de l’équipe de Calixa-Lavallée.

Avant de se retirer, le jury a tenu a remis des cuillères en bois en guise de médailles aux participantes et les a félicitées pour leur esprit d’équipe.

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