Nicolas Ledain / Guide de Montréal-Nord Lise Martineau a travaillé pendant 35 ans à l’école Adélard-Desrosiers.

Employée puis bénévole à l’école Adélard-Desrosiers pendant 35 ans, Lise Martineau a été honorée par l’arrondissement pour son engagement. Elle a récemment décidé de prendre du recul, mais part en gardant en souvenir les milliers de petits nord-montréalais qu’elle a accompagnés tout au long de sa carrière.

Pour expliquer ce qui a motivé ses plus de trois décennies d’engagement pour la communauté, Lise Martineau n’a pas besoin de réfléchir longtemps. «Ce sont les enfants bien sûr», confie-t-elle.

Après avoir travaillé à l’Université de Montréal, puis dans un service de garde, cette Nord-montréalaise a eu envie de s’impliquer dans l’école Adélard-Desrosiers dès l’entrée de son fils au primaire au début des années 80.

«Quand vos enfants vont à l’école, vous ne savez pas ce qui se passe et j’aimais ça de savoir. Dès que mes enfants ont été plus grands, je me suis occupée du service de garde. J’ai toujours aimé le travail avec les plus petits», se souvient Mme Martineau.

Surveillante du dîner puis éducatrice pour la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île durant 20 ans, cette dernière a toujours fait un peu plus que ce qu’exigeait sa fonction pour aider son école. Depuis sa retraite il y a quinze ans, elle a d’ailleurs continué à travailler en tant que bénévole dans cet établissement qu’elle considère comme sa famille.

«Ça m’a apporté beaucoup. J’étais tellement en amitié avec les filles qui travaillent à l’école et c’était chaleureux avec les enfants. J’ai un attachement particulier», avoue Lise Martineau.

«Quand on me demande de l‘aide, ça ne va jamais être non. Il faut vraiment que je sois bien mal pris pour refuser.»
Lise Martineau.

Cette citoyenne investie dans son quartier a adoré son rôle de «grand-maman» de substitution pour des milliers d’enfants de sa communauté.

«C’est épanouissant. Certains n’aiment pas être reconnus dans la rue, mais moi quand ce sont des enfants que j’ai eus à l’école qui viennent me voir, j’adore ça! Il y en a même qui ont des enfants maintenant», s’enthousiasme cette retraitée.

Recul
À 67 ans, Lise Martineau a décidé de prendre du recul par rapport à son engagement à l’école Adélard-Desrosiers, mais cela ne signifie pas pour autant qu’elle va prendre du repos.

«Je ne quitte pas parce que je suis fatiguée, j’ai laissé pour des besoins personnels pour reprendre à la maison avec mes petits-enfants, explique-t-elle. Au lieu de 20 enfants, je n’en aurais plus que 2.»

L’ancienne éducatrice n’entend toutefois pas abandonner son établissement scolaire de coeur puisqu’elle envisage déjà d’y offrir son aide.

« C’est sûr que je vais y retourner. S’ils ont besoin de moi et que je suis libre, je suis prête à y aller», lance Mme Martineau.

Honneur à l‘arrondissement

Pour souligner les 35 ans d’engagement de Lise Martineau, elle a été invitée par la mairesse et les élus à signer le livre d’or de Montréal-Nord lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement.

«Je ne l’ai pas fait pour avoir ça, je l’ai fait parce que j’aimais mon travail, mais ça m’a fait plaisir, je ne m’y attendais pas du tout», se félicite Mme Martineau qui avoue avoir été gênée par cet honneur.

Ce n’est pas la première reconnaissance que reçoit cette ancienne éducatrice puisqu’elle avait reçu un prix Mésange décerné par l’Association québécoise de la garde scolaire en 2014 pour son travail avec les petits de l’école Adélard-Desrosiers.

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