Getty Images

Grâce aux permis restrictifs pour médecins étrangers, douze professionnels français vont s’installer sur le territoire du CIUSSS du Nord-de-l’Île. Plusieurs d’entre eux pourraient être attribués à Montréal-Nord.

«Montréal-Nord est dans une situation qui est un enjeu prioritaire pour moi», avait lâché Gaétan Barrette, le ministre de la Santé, lors de la présentation de deux nouvelles super-cliniques dans Villeray et Rosemont en février dernier.

Alors que le gouvernement du Québec avait aussi annoncé son intention de recruter 150 médecins de l’extérieur pour combler des besoins jugés prioritaires, notamment en médecine familiale, les premiers effectifs pourraient enfin arriver dans l’arrondissement à partir de cet automne.

Pour l’instant, tous les détails de ces arrivées ne sont pas connus, mais il est déjà acté qu’Ahuntsic et Montréal-Nord se partageront dix médecins de nationalité française. Deux autres seront envoyés sur le secteur de Villeray et de La Petite-Patrie, soit un total de douze recrues sur le territoire couvert par le CIUSSS du Nord-de-l’Île.

«Nous n’avons pas encore déterminé l’endroit exact de leur attribution, mais ces médecins pratiqueront dans une de nos installations et ne pratiqueront pas dans une clinique privée», précise le bureau des relations médias et des affaires publiques du CIUSSS du Nord-de-l’Île.

D’autres recrues en clinique?
En plus de ces médecins qui intégreront donc des hôpitaux, CLSC, cliniques spécialisées ou CHSLD, des réflexions sont en cours au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) pour en faire venir d’autres dans le réseau des cliniques privées. Le Groupe de médecine de famille (GMF) Désy de Montréal-Nord est notamment ciblé par ce recrutement international.

«Le docteur Barrette m’a promis que nous allions avoir le nombre de médecins suffisant pour s’assurer que la clinique Désy soit une super-clinique», indique Rita de Santis, la députée de Bourassa-Sauvé. L’élue espère l’arrivée de «sept à dix-sept médecins» à Montréal-Nord dans ce cadre.

Orienter selon les besoins
Légalement, le MSSS ne peut pas forcer un professionnel de santé québécois à exercer à un endroit. Il peut l’orienter vers un secteur, mais celui-ci aura toujours le choix du lieu.

Pour sortir de la pénurie de médecins à laquelle sont confrontés des territoires comme Montréal-Nord ou Hochelaga-Maisonneuve, le recrutement d’étrangers est envisagé puisque les permis restrictifs les forcent à aller dans l’établissement avec lequel ils signent un contrat.

«Pour plusieurs raisons, les médecins n’aiment pas venir [à Montréal-Nord]. Avec des personnes sous contrat, ils vont être obligés de venir ici. J’espère qu’en connaissant mieux le territoire, ils seront contents de rester», lance Rita de Santis.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!