Youri Nabbad Valérie Boulos, kinésiologue, François Persico, entraineur-chef, et Jean-Pierre Gendron, entraineur, entourés des élèves du club.

Le club Métropolis Karaté, l’un des meilleurs au Québec, cherche à devenir le plus grand dojo du Canada. Son entraineur-chef; François Persico, veut être le premier coach canadien à emmener ses athlètes aux jeux olympiques.

Quatre après-midi par semaine, Reda vient s’entrainer au centre d’excellence en karaté du Québec, qui accueille le club Métropolis au sein de ses locaux à Montréal-Nord. À raison d’environ 15 heures par semaine, le jeune athlète de 16 ans vient répéter ses gammes.

«Ce dojo, c’est comme ma deuxième famille, et mes adversaires sont devenus mes frères, explique le jeune homme. Si l’on m’enlevait le karaté, je ne sais pas ce que je pourrais faire d’autre.»

Reda rêve d’atteindre le plus haut niveau dans sa discipline, qu’il pratique depuis l’âge de sept ans. Il a depuis intégré le programme sports-études, qui lui permet d’être à l’école le matin et de pratiquer le karaté l’après-midi.

«Nous sommes l’un des trois établissements à accueillir ce programme au Québec, et le seul de l’île de Montréal, explique l’entraineur-chef et gérant du club François Persico. Ce centre a vocation à préparer des athlètes extrêmement compétitifs.»

Et le club met tout en œuvre pour entrainer les pensionnaires dans les meilleures conditions, en proposant des installations sportives de haut vol.

«Nous voulons que nos athlètes se sentent chez eux au club, affirme François Persico. Il y a une salle de repos, une salle vidéo pour faire les analyses des combats en rediffusion, et bientôt nous aurons un gym flambant neuf pour travailler le renforcement physique. Pour nos meilleurs athlètes, nous mettons également à disposition une physiologiste et une nutritionniste.»

Des services qui ont bien aidé Sophiat Halidi, l’un des grands espoirs du club.

«Il y a certaines choses que je n’arrivais pas à débloquer en compétition sur le plan mental, explique la jeune sportive de 18 ans. Avoir eu une physiologiste à disposition m’a vraiment aidé à m’améliorer.»

Depuis, l’athlète a décroché une médaille de bronze aux derniers jeux panaméricains junior à Rio, au Brésil.

 «Le Karaté enseigne les valeurs de respect de soi et de l’adversaire. Il apprend à se contrôler» -Reda, karatéka au sein de Métropolis Karaté.

À l’initiative de ce centre de karaté, un passionné, François Persico. L’homme, ancien vice-président de la fédération nationale Karaté Canada, veut faire du club le plus compétitif du Canada.

« Ce club, c’est l’aboutissement d’un rêve, affirme le sensei. Je suis passé par des fonctions politiques, mais j’ai très vite voulu revenir à ce que j’aime le plus, former des athlètes et les pousser à se dépasser.»

Après avoir entrainé pendant des années dans le secteur communautaire, il décide de monter son propre club, le club Métropolis en 2005. Faute d’espace, il acquiert en décembre dernier ce nouveau local, grand de 8000 pieds carrés.

«Nous nous sommes axés sur les normes européennes, affirme M. Persico. Nous sommes le plus grand club du Québec en terme de superficie.»

Si Georges Struthers, directeur des activités pour la fédération provinciale Karaté Québec n’est pas en mesure de confirmer cette donnée, il assure néanmoins que le club est l’un des plus prestigieux de la province.

«Il fait partie du top 3, c’est certain, assure M. Struthers. C’est l’un des clubs qui présentent le plus grand nombre de karatékas dans les compétitions de haut niveau. Ils ont une très bonne structure d’entrainement.»

Les olympiques, objectif annoncé
Le karaté sera pour la première fois présent aux Jeux olympiques de 2020, qui se dérouleront à Tokyo. Une aubaine, même si cela fera sans doute trop juste pour les élèves de Métropolis Karaté. Même si rien n’est encore coulé dans le béton, les huit meilleurs athlètes masculins et féminins classés ont déjà été identifiés par Karaté Canada.

«Rien n’est définitif, affirme François Persico. Je veux devenir le premier coach canadien à envoyer un athlète aux Jeux olympiques.»

Pour Reda, se rendre un jour dans la plus prestigieuse compétition sportif au monde reste un objectif majeur.

«C’est un rêve, évidemment, explique-t-il. Si tu as réussi à persévérer dans ce sport jusqu’à mon âge, c’est que tu as l’ambition d’atteindre le plus haut niveau.»

Le dernier sport de combat à avoir intégré les JO était le Taekwondo en 1994. Avec 50 millions de pratiquants, le karaté est pourtant l’un des arts martiaux les plus populaires au monde, loin devant le judo, qui compte «seulement» huit millions de pratiquants.

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