Partick Deschamps Quelques dizaines de syndiqués ont manifesté ce midi devant le CLSC de Montréal-Nord.
Des membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) ont manifesté ce midi devant le CLSC de Montréal-Nord pour dénoncer les projets d’optimisation entrepris au CSSS d’Ahuntsic et Montréal-Nord par la firme privée Proaction.

« Cette action syndicale vise à mettre en lumière les dangers que représentent de tels projets lorsqu’ils misent uniquement sur l’augmentation de la productivité, au détriment de la qualité des services à la population », ont expliqué les organisateurs de la manifestation.

Selon les organisations syndicales qui représentent les travailleurs du CSSS d’Ahuntsic et Montréal-Nord, le personnel se voit imposer des limites de temps pour traiter ou soigner des patients. « Le modèle Proaction, calqué directement sur celui d’une chaîne de montage, impose des cadences irréalistes au personnel, sous le prétexte d’augmenter la productivité », affirment-elles.

Proaction réplique

Suite aux sorties publiques des syndiqués, la firme Proaction a tenu à donner sa version des faits. Delphine Brodeur, vice-présidente aux communications et relations publiques, explique que depuis 2009, Proaction a, lors de divers mandats dans le domaine de la santé, procédé à un millier d’études et fait 13 500 heures d’observation.

Les experts de la firme en seraient venus à la conclusion que, globalement, les employés du domaine de la santé dont ils ont analysé le travail ne passent que de 30 à 40 % de leur temps à interagir directement avec les usagers, le reste de leur horaire étant occupé par des réunions, des déplacements ou du travail administratif. Dans une journée, cela ne laisserait en moyenne que deux heures et demie passées avec les patients, en institution ou dans le cadre de soins à domicile.

Selon Mme Bodeur, la meilleure planification et la réorganisation du travail permise à la suite des analyses de Proaction permettent une augmentation de 20 à 40 % du nombre de patients visités par jour. « Si on appliquait cette méthode à l’échelle du Québec, 150 000 usagers supplémentaires pourraient avoir du soutien à domicile avec les mêmes ressources », soutient la porte-parole.  

La firme Proaction a été embauchée par la direction du CSSS d’Ahuntsic et Montréal-Nord, au coût de 500 000 $, afin de trouver des solutions qui permettront de réduire les listes d’attente pour les usagers.

 

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