Plusieurs intervenants actifs dans le développement économique de Montréal-Nord admettent que des améliorations sont nécessaires pour mousser l’économie de l’arrondissement, sans pour autant mettre le doigt sur des problèmes spécifiques majeurs. Mais il reste que la nécessité d’intervenir dans les zones industrielles revient souvent sur la table.

« Oui, il y a des améliorations à faire, mais c’est vraiment un beau processus », se réjouit Jean Touchette, directeur général du Centre local de développement de Montréal-Nord (CLDMN). Rapidement, il évoque les divers projets d’infrastructure qui se mettent en branle tout en reconnaissant qu’il y a du travail à faire auprès des entreprises existantes, des améliorations à apporter dans certains secteurs.

Entre autres la cohabitation entre résidents et entreprises. « Il y a une certaine problématique de zone tampon entre les zones industrielles et résidentielles », cite-t-il en exemple. Mais Jean Touchette préfère l’optimisme, et penser au développement qui accompagnera la venue de la gare du train de l’Est. « Comme c’est le cas avec les zones limitrophes des écoles et des hôpitaux, ça génère du développement et de l’emploi. Et le Service rapide par bus (SRB) sur Pie-IX va permettre d’attirer des travailleurs. » Bien que, selon lui, Montréal-Nord recèle une richesse entrepreneuriale méconnue.

Améliorer les zones industrielles

« C’est certain qu’on aimerait avoir un énorme parc industriel, ça doit être amélioré, pour l’instant on parle plus d’une zone industrielle, d’une zone d’emploi, dit M. Touchette en faisant référence au boulevard Industriel. Mais en même temps, comparativement à des endroits comme sur la couronne nord où ils doivent les développer en entier, ici nous avons déjà tout ce qu’il faut sur place, les aqueducs par exemple, des ressources humaines et une bonne entente entre les partenaires du milieu. »

Mais dans cette zone, un travail de défrichage est à faire pour informer les nombreux propriétaires de PME qui, souvent, triment trop dur pour avoir le temps de s’intéresser à ces considérations. Et qui, aussi, sont souvent trop occupés, ou mal informés, pour pouvoir profiter des ressources offertes, la plupart du temps gratuitement, par des organismes tel le CLDMN.

« Nous avons une certaine difficulté à percer le secteur industriel », reconnaît M. Touchette. Son organisme offre de nombreuses sessions de formation et d’information qui sont accessibles gratuitement pour les gens d’affaires et travailleurs autonomes de l’arrondissement, mais les propriétaires des PME des secteurs industriels manquent à l’appel.

Pour palier ce problème, le CLD compte sur le travail de démarcheurs qui feront, s’il le faut, du porte-à-porte pour convaincre que ce n’est pas parce que ces formations sont offertes gratuitement qu’elles sont sans valeur et que les opportunités de développement sont présentes, qu’il suffit de les saisir.

 

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