Photo Courtoisie William tentera d'impressionner les juges lors des championnats canadiens.

Même s’il n’a commencé la compétition que depuis deux ans, le trampoline et le double mini-trampoline n’ont presque plus aucun secret pour William Loubert. Cet adolescent de Montréal-Nord brûle littéralement les étapes dans ces deux disciplines, si bien qu’il se retrouvera aux championnats canadiens, cet été.

William a 13 ans. Il a commencé le trampoline comme un simple loisir alors qu’il avait neuf ans. C’est en voyant les gens un peu plus vieux performer à ses côtés qu’il a développé le goût de faire de la compétition.

C’est ce qu’il fait dès l’âge de 11 ans. D’abord classé en provincial 1, l’athlète est rapidement devenu de niveau provincial 2. Puisqu’il dominait encore dans cette catégorie, il a sauté l’étape du troisième niveau pour se retrouver directement en provincial 4.

Quinze heures par semaine
Aujourd’hui, William est de niveau national 5, une catégorie qui regroupe les 16 ans et moins. Ce classement lui permet de prendre part à ses premiers championnats canadiens, qui auront lieu du 24 au 27 juillet, à Calgary.

«J’y vais surtout pour l’expérience et pour me préparer pour les prochaines compétitions», explique l’élève de l’école Henri-Bourassa, dans un entretien avec le Guide, quelques minutes avant d’aller s’entraîner.

Parlant d’entraînement, le jeune athlète consacre 15 heures par semaine à son sport. Il partage son temps entre le centre où il pratique le trampoline et le club Gymkhana, toujours à Montréal-Nord, où on travaille sur sa préparation physique, que ce soit au niveau de la musculation ou du cardiovasculaire.

William ne voit pas son entraînement comme un fardeau. Au contraire, il le fait pour le plaisir. «Je vais aller m’amuser», a-t-il simplement lancé, avant de raccrocher avec le Guide, pour se rendre au gymnase.

Budget
Peu importe le résultat qu’il obtient, William a déjà son laissez-passer en poche pour les Jeux panaméricains. C’est toutefois une question de budget qui pourrait l’empêcher d’y participer, affirme la mère de William, Marie-Claude Sauvé.

«Nous avons actuellement deux commanditaires et nous sommes en attente d’une réponse de deux autres», indique-t-elle.

Très fière de son fils, elle avoue avoir été surprise par la vitesse à laquelle il a progressé en trampoline et en double mini-trampoline.

«On ne pensait pas qu’après seulement trois ans de compétition il serait de niveau canadien et panaméricain», admet-elle.

«Du jamais vu», selon son entraîneur

Emérik Leblanc est entraîneur de trampoline depuis près de 20 ans et c’est la première fois qu’il entraîne un jeune trampoliniste qui connaît une progression aussi fulgurante que celle de William.

«Ce qu’il accomplit est plus qu’un exploit. En 19 ans de coaching, c’est la première fois que je vois ça.»

Ce qui surprend le plus M. Leblanc, c’est l’absence de peur de tomber du trampoline, malgré les risques qui existent en raison de la hauteur des sauts.

«Il n’a jamais peur. Le danger n’est pas une barrière pour lui. Il fait tous ses mouvements et toutes ses figures sans même hésiter.»

L’entraîneur croit qu’il s’agit d’une belle qualité, puisque ça rend le jeune athlète déterminé. «Il carbure à l’adrénaline», souligne M. Leblanc.

Il est d’avis qu’il faut toutefois doser cette qualité pour éviter qu’elle se transforme en défaut, soit celui d’être insouciant.

Combinaison de talent et de travail
Il croit que les succès de William s’expliquent par son talent naturel, mais aussi par le travail.

«William a un talent certes, quelque chose d’inné. Mais il travaille aussi très fort. Passer de niveau provincial 4 au niveau national, c’est quelque chose de très difficile, mais il l’a fait avec une assez facilement. Ce n’était même pas serré», constate l’entraîneur.

Difficile de dire où s’arrêtera cette progression, mais chose certaine, selon Emérik Leblanc, il a le potentiel pour se rendre très loin puisqu’il a encore beaucoup d’années devant lui, en raison de son jeune âge.

Pour ce faire, il faut toutefois que le trampoline reste amusant pour William. Le jeune ne doit pas se donner une pression supplémentaire en ayant que la performance en tête, puisque c’est à ce moment-là qu’il pourrait connaître des difficultés.

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