Montréal-Nord est toujours pratiquement épargné par la problématique d’agrile qui afflige les frênes de la métropole. Mais quatre zones «à risque» ont été identifiées par l’arrondissement, qui demande la collaboration maintenant la collaboration des citoyens.

Dès qu’un des insectes ravageurs est détecté dans un frêne, une zone d’un rayon de 300 mètres est délimitée autour de l’arbre en question et considérée comme «à risque».

À Montréal-Nord, deux frênes ont été testés positifs et deux autres dans des arrondissements limitrophes.

«Les 805 propriétaires résidant dans un périmètre rapproché de ces zones ont reçu une lettre de la Ville pour les informer du nouveau règlement qui les oblige à vérifier s’ils ont des frênes sur leur terrain et, le cas échéant, de vérifier leur état afin de les faire traiter ou, en cas de dommage important, de les faire abattre», explique Céline Pelletier, chargée de communication pour l’arrondissement.

À Montréal, ce sont 123 000 propriétaires qui ont été avisés de la sorte. Montréal-Nord compte seulement 0,65 % de ces résidents.

En guise de prévention, l’arrondissement demande de «ne pas déposer les résidus des arbres feuillus avec les résidus verts afin qu’ils soient ramassés séparément et détruits adéquatement».

Traitement
Tous les propriétaires terriens dans les zones menacées par l’agrile devront désormais traiter ou abattre leurs frênes cette année. Les citoyens recevront une subvention équivalente à 50 % des coûts du traitement au TreeAzin pour les arbres qui peuvent être sauvés, a indiqué la Ville de Montréal, lors d’une séance d’information, le 13 juillet.

Les propriétaires ont l’obligation de traiter leur frêne au TreeAzin si l’arbre possède un diamètre de 15 cm ou plus à 1,4 mètre du sol, s’il a moins de 30 % de branches mortes et s’il n’a pas déjà été traité avec un pesticide dont l’efficacité couvre l’année en cours.

La nouvelle réglementation est effective dès maintenant. Les propriétaires ont jusqu’au 31 août pour se conformer à cette mesure, sans quoi, ils s’exposent à des amendes de 350 à 700 $.

La Ville demande aux propriétaires de conserver précieusement la facture du traitement. Des inspecteurs municipaux peuvent la leur demander.

Les propriétaires dans les zones à risque peuvent bénéficier d’une subvention pour le traitement au TreeAzin. La Ville remboursera l’équivalent de 50 % des coûts avant taxes, jusqu’à concurrence de 2000 $ par propriété.

Les propriétaires d’un frêne infecté, qui comporte 30 % ou plus de branches mortes, se verront dans l’obligation d’abattre leur arbre avant le 31 décembre 2015. Un permis, émis sans frais, auprès de la municipalité est tout de même requis.

Consultez ici la carte des zones à risque dans l’arrondissement de Montréal-Nord.

-Avec la collaboration de David Riendeau

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