Photo TC Media - Archives Le test confirme que le bruit émis n'excède pas la limite permise par l'arrondissement.

Après trois mois d’attente et une forte pression de l’arrondissement de Montréal-Nord, la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPÎ) consent finalement à demander une nouvelle étude sur le bruit provenant du système de ventilation situé sur le toit du centre de formation Calixa-Lavallée, qui réveille des résidents de l’avenue Armand-Lavergne en pleine nuit.

La firme Genivar a été mandatée pour effectuer cette étude. Les tests doivent se tenir le 11 septembre, en matinée, si la météo le permet.

Une étude réalisée pour la même problématique en 2012, fournie à l’arrondissement par la CSPÎ, n’était visiblement pas suffisante.

«On n’avait pas le choix. C’était une fin de non-recevoir de la part de l’arrondissement», explique Christiane St-Onge, directrice des communications à la CSPÎ.

Tout a commencé en juin, lorsqu’un citoyen qui en avait ras le bol de ce bourdonnement constant, s’est adressé au conseil d’arrondissement de Montréal-Nord.

On lui a répondu que l’arrondissement tenterait de trouver une solution avec la CSPÎ.

La directrice des communications de la commission scolaire, Christiane St-Onge, avait alors promis une intervention rapide.

Longs délais et volte-face
Les mois ont passé, si bien qu’au cours de l’été, les citoyens se demandaient ce qui expliquait d’aussi longs délais avant que la CSPÎ ne procède à des tests.

Questionnée récemment à ce sujet, Mme St-Onge répond qu’il y a eu «beaucoup de correspondance et d’échanges avec l’arrondissement» au cours des derniers mois.

Du côté de l’arrondissement, on affirme que «les délais sont dus au fait que la CSPÎ ait refusé de reconnaître le problème dès le début juillet».

Toujours selon l’arrondissement, dans une lettre envoyée le 8 juillet, la CSPÎ avait dit refuser de faire de nouveaux tests, puisqu’elle considérait respecter le règlement sur le bruit, en se basant sur «une vérification minutieuse de tous leurs équipements» ainsi qu’une «étude réalisée en 2012».

Insatisfait de cette réponse, l’arrondissement a décidé de «prendre des mesures exceptionnelles» et a informé la CSPÎ de son intention d’embaucher une firme externe et d’envoyer la facture à la commission scolaire.

Le dos au mur, la CSPÎ a finalement décidé d’embaucher Genivar pour produire une nouvelle étude.

La commission scolaire doute fort que les résultats de cette étude seront différents de ceux d’il y a trois ans.

«Nous étions plutôt réticents à utiliser des fonds publics pour refaire une étude puisque celle de 2012 était concluante et parce qu’il n’y a eu aucune modification à nos équipements depuis», explique Mme St-Onge, qui affirme du même souffle que des correctifs seront apportés, si les résultats démontrent que le nombre de décibels enregistrés est supérieur à la limite tolérée.

Rappelons qu’un test effectué par l’arrondissement, en mai, révélait que le bruit émis par le système de ventilation «dépassait les normes» de l’arrondissement.

La règlementation stipule qu’il est interdit d’émettre un bruit d’une intensité supérieure à 60 dBA entre 7h et 19h. Entre 19h et 22h, cette mesure ne doit pas dépasser 55 dBA et la limite, entre 22h et 7h, est de 50 dBA.

Lorsque TC Media lui demande de réagir aux propos de l’arrondissement, la directrice des communications a été très claire. «On ne fera de débat avec l’arrondissement via le journal.»

Rappel
Dans une entrevue accordée à TC Media, il y a quelques mois, Günther Herbet, un résident affecté par la problématique, déplorait la situation.

«Depuis l’automne dernier, c’est systématique. À 3h du matin, je suis réveillé [par le bruit du système de ventilation qui démarre]. C’est un bruit de fond toujours présent, comme si on habitait tout près d’une autoroute.»

«C’est comme si on entendait un moteur d’avion en permanence», illustrait Normand Jetté, un voisin de M. Herbet.

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