Gracieuseté – Société de Sauvegarde du Patrimoine de Pointe-Claire Claude Arsenault et Jules Guérard consultant les archives des Sulpiciens à Montréal.

Il n’y a probablement personne dans l’Ouest-de-l’Île plus que Claude Arsenault, qui aura autant de raisons de célébrer la journée internationale des archives, le 9 juin. Depuis six ans, le président de la Société pour la Sauvegarde du Patrimoine de Pointe-Claire et ses collaborateurs ont consacré 25 000 heures à la rédaction d’un ouvrage historique sur Pointe-Claire, qui aura nécessité l’analyse de 3500 actes notariés.

Le premier tome du livre, qui relatera l’histoire de Pointe-Claire, de l’arrivée du premier colon en 1670 jusqu’à la fin du régime français en 1763, devrait voir le jour en automne 2018.

«Mon objectif est de faire un livre historique afin que tout le monde puisse mieux connaître notre histoire et ainsi, après, mieux protéger notre patrimoine», fait savoir M. Arsenault. Avec  le livre, on aura quelque chose de très costaud qui va faire en sorte que personne ne pourra nier que c’est important, l’histoire de Pointe-Claire».

Près de la moitié des heures passées à la rédaction du livre l’ont été pour retranscrire les actes notariés trouvés dans de nombreuses salles d’archives, des Archives nationales du Québec situées à Montréal, aux archives canadiennes situées à Ottawa (Bibliothèque et Archives Canada) jusqu’à celles des Sulpiciens de Montréal.

«C’est extraordinaire toute l’information qu’il y a là-dedans. Tous les détails contenus, c’est fantastique. Par exemple, on sait maintenant qui était le premier meunier, quelque chose qu’on ignorait jusqu’à aujourd’hui: Jean Bonne, dit La Franchise. C’est très rare comme information», indique M. Arsenault.

Ce dernier a aussi pu apprendre que le premier colon français à s’établir à Pointe-Claire en 1670 est un certain Pierre Picoté de Belestre.

Carte

Le livre, qui fera 200 pages, comprendra une carte datant des années 1760, qui sera superposée avec une carte de la Ville actuelle. Le document présentera exactement où habitaient les différentes familles qui ont fondé Pointe-Claire, tout ça, avec la toponymie des lieux de l’époque.

«Les habitants de Pointe-Claire vont trouver ça génial de voir la vraie histoire de la Ville dans son quotidien réel. Les familles souches de Pointe-Claire, celles dont les ancêtres ont habité ici, vont voir comment c’était à l’époque, ils vont pouvoir voir où habitaient leurs ancêtres, précise M. Arsenault. Pour ceux qui veulent connaître leur histoire à Pointe-Claire, ça va être un must».

Grâce aux détails contenus dans les actes notariés, il sera permis d’en apprendre plus sur comment les colons vivaient au jour le jour.

Le livre précisera d’ailleurs combien il fallait de temps aux colons, aussi appelés censitaires, pour défricher leur terre, combien de temps il fallait attendre pour, par la suite, retirer les souches.

On apprend aussi comment se divisait un héritage à la mort d’un colon ou comment on «se donnait», c’est-à-dire le processus par lequel le colon assurait ses vieux jours, en cédant sa terre à un de ses enfants, qui devait s’engager à lui fournir un certain nombre de commodités.

25 000 $

Le livre a, jusqu’ici été financé par des dons de citoyens, la Fondation Stewart McDonald, une campagne Indiegogo, une campagne de prévente ainsi qu’un montant de 25 000 $ fourni par M. Arsenault lui-même.

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