François Lemieux/TC Media La mauvaise condition du tronçon de la rue Sainte-Anne desservant l'école secondaire Saint-Georges à Senneville représente un risque pour les élèves et parents selon la CSMB.

rue-sainte-anne-3En piètre état depuis au moins quatre ans, la portion de la rue Sainte-Anne qui mène à l’école secondaire Saint-Georges sera finalement revampée en 2017. Les travaux, estimés à 190 000 $, ont tardé en raison d’une dispute entre Senneville, où se trouve l’école, et Sainte-Anne-de-Bellevue, qui possède le tronçon.

Aucune des deux villes ne voulait assumer les coûts des travaux de réfection.

Le mois dernier, Sainte-Anne-de-Bellevue a adopté une résolution proposant à Senneville et la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) de partager à trois la facture.

Seule la CSMB a accepté. Elle défrayera 63 300$, soit le tiers des travaux, et la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue paiera la balance. Au dernier conseil, une résolution a été adoptée pour d’ores et déjà préparer les plans et devis. Les travaux devraient commencer en juin prochain.

«On est satisfaits que ça se règle. Ça faisait très longtemps que ça durait et ça posait des risques pour les élèves et les parents. La rue est tellement dégradée que la semaine dernière, un parent a eu une crevaison à cause de l’état de la chaussée», fait valoir la porte-parole de la commission scolaire, Gina Guillemette.

Déception
La mairesse de Sainte-Anne-de-Bellevue, Paola Hawa, se désole que Senneville ne contribuera pas, malgré le fait que l’école se trouve sur son territoire.

«On a des responsabilités vis-à-vis des enfants et des parents qui circulent sur cette rue», a-t-elle indiqué.
Comme la rue ne lui appartient pas, la mairesse de Senneville, Jane Guest, affirme «qu’il n’y a pas de raison valable pour que nous soyons responsables des réparations». Elle souhaite toutefois améliorer le drainage et élargir la rue si elle changeait de juridiction.

Échange
L’école permet à Senneville de recevoir des compensations de la part de Québec tenant lieu de taxes foncières, d’une valeur annuelle de près de 30 000 $. Aucun versement n’est fait à Sainte-Anne-de-Bellevue qui doit pourtant entretenir ce tronçon.

Celle-ci a proposé à deux reprises depuis 2014 de céder la rue à Senneville, en échange d’un kilomètre du boulevard des Anciens Combattants, au nord de l’école. Sainte-Anne-de-Bellevue a la responsabilité de l’ensemble du boulevard, même si ce segment ne lui appartient pas.

Senneville a refusé afin de garder un accès pour un futur développement immobilier dans le secteur dit du «Triangle».

Contre-proposition
Le mois dernier, Senneville se disait prêt à payer l’ensemble des travaux, mais demandait à devenir propriétaire de la rue Sainte-Anne devant l’école Saint-Georges, sans aucun échange.

«Ils veulent tout: recevoir les revenus de l’école et avoir les deux accès. Nous, on veut trouver un juste milieu», soutient Mme Hawa.

Pour l’instant, rien n’indique qu’une ou l’autre des municipalités est prête à faire de concessions.

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