FELIX O.J. FOURNIER TC MEDIA (51 La tour à boyaux date des années 1930.

Malgré deux appels interjetés par des citoyens, la décision de démolir la tour à boyaux de Sainte-Anne-de-Bellevue a été maintenue par le conseil municipal de Sainte-Anne-de-Bellevue. Les travaux seront effectués avant l’hiver au coût de 108 651$ par la firme Démolition Panzini.

La Ville tenait, mercredi soir au Centre Harpell, une séance de conseil extraordinaire sur la question à laquelle moins de dix citoyens ont assisté.

Stéphane Brunet, un des deux citoyens à l’origine des demandes d’appel, s’est présenté afin de faire valoir son point de vue aux élus.

«La Ville a un devoir de bon père de famille sur bien des choses, dont la protection du patrimoine. À mon avis, ce devoir n’a pas été accompli lorsqu’est venu le moment de se prononcer sur la valeur architecturale et patrimoniale [de la tour à boyaux]», a-t-il avancé.

En entrevue à TC Media, le conseiller du district 6, Michel Boudreault, a dit respecter la démarche de M. Brunet, tout en exprimant son désaccord avec sa position.

«Il a mentionné que le conseil doit agir en bon père de famille afin de préserver le patrimoine. Il a raison, mais en même temps, le conseil a le devoir de préserver le budget et de considérer la majorité silencieuse», a rétorqué le conseiller.

Ce dernier, tout comme les conseillers Yvan Labelle, Dan Boyer et Francis Juneau, ont voté en faveur du maintien de la décision de démolir la tour. Les élus Dana Chevalier, Ryan Young, ainsi que la mairesse, Paola Hawa, ont voté contre.

Rappelons qu’une pétition avait été mise sur pied plus tôt cette année afin de sauver la tour à boyaux. Une cinquantaine de personnes avaient signé le document.

La mairesse avait, quant à elle, lancé une campagne de levée de fonds. En entrevue à TC Media, Mme Hawa a indiqué qu’un montant d’environ 5000 $, qui inclue cependant des promesses de contribution, avait été récolté.

Mauvais état
«On retrouve des fissures verticales sur trois des quatre faces de la tour à boyaux. La face extérieure est détériorée à 60 %. La détérioration est rapide et affecte l’intégrité de la structure. Les blocs de béton ne possèdent pas les caractéristiques nécessaires afin de résister aux cycles de gel et dégel», avertissait en octobre le directeur général de la Ville, Martin Bonhomme.

Ce dernier ajoutait également que la structure aurait «atteint la limite critique dans son processus de détérioration».

Devant l’éventualité que la tour «n’allait pas passer l’hiver» selon le conseiller Francis Juneau, le conseil avait pris, en septembre, la décision de détruire la structure qui date des années 1930. Cette décision a par la suite été confirmée par le comité de démolition en octobre.

Démolition
La firme retenue par la Ville afin de détruire la tour n’en sera pas à son premier contrat du genre.

Il suffit de visiter le site web de l’entreprise établie à St-Zotique pour constater qu’elle a déjà été employée dans de nombreuses démolitions.

Du nombre, elle a récemment réalisé la démolition des trois tours de l’ancienne usine Singer de Saint-Jean-d’Iberville.

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