François Lemieux/TC Media De 800 à 1200 litres de liquides contenant des BPC en provenance de réservoirs de l'enteprise Reliance s'étaient retrouvés dans le réseau d'égouts de la Ville à la suite d'un déversement en 2013. Des liquides toxiques avaient fait leur chemin jusqu'au Lac Saint-Louis.

Un groupe de huit propriétaires de l’avenue Nicholson à Pointe-Claire, dont les résidences sont situées à l’arrière de l’ancien site de l’entreprise Reliance, contaminé aux biphényles polychlorés (BPC) en 2013, envisagerait la possibilité d’intenter un recours collectif contre la Ville ou la province.

«On est en pourparlers avec une compagnie qui effectuera des tests privés sur nos terrains. C’est l’étape un. Si les résultats des tests sont positifs, on engagera un avocat et on commencera un processus légal contre la province ou la municipalité», a indiqué John Stavrianos, en entrevue à TC Media en marge de la séance du conseil municipal de mars.

Ce dernier a fait savoir que la compagnie en question, dont il a préféré taire le nom, serait disponible pour rencontrer son groupe dès le 9 mai.

«Je suis chanceux de n’avoir été ici que trois ans. De 10 à 15 ans d’exposition aux BPC mène à une variété de cancers et de déficiences immunitaires. Ça affecte aussi le développement des fœtus», a rappelé Stavrianos lors de la période de questions. Il va y avoir un recours collectif à moins que ce problème ne soit réglé prochainement, avant l’été à tout le moins».

Le maire de Pointe-Claire, Morris Trudeau, a, quant à lui, souligné que la responsabilité du terrain relève du gouvernement provincial.

Devant cette menace de recours collectif, le maire a avoué que «c’est la première fois que j’entends parler de ça ce soir. On essaie d’avoir toutes les informations. Aussitôt qu’on les obtient, on les diffuse immédiatement. On a toujours fait le plus qu’on pouvait dans ce dossier. Si on demande des informations et qu’elles ne sont pas disponibles… Je ne peux pas donner des informations que je n’ai pas».

À la suite d’une demande d’ordonnance de Québec, la firme Juste Investir, qui possède l’ex-site de Reliance, avait été obligée de réaliser des tests afin d’évaluer la toxicité de sa propriété et des sites voisins quant à l’éventuelle présence de BPC.

Le rapport dont le contenu n’a pas encore été rendu public a été déposé le 10 février.

La compagnie a maintenant jusqu’à la semaine du 13 mars pour remettre à Québec son plan de réhabilitation pour son immeuble et les terrains voisins où des travaux de décontamination seront nécessaires.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!