Les terrains résidentiels voisins de l’ancien site de l’entreprise Reliance, situé au 86, boulevard Hymus et contaminé en 2013 aux biphényles polychlorés (BPC), n’ont pas été compromis. Telle est la conclusion à laquelle en est venu le ministère de l’Environnement qui a récemment reçu les résultats de tests effectués par la firme Juste Investir, qui possède maintenant le site.

Le dévoilement des résultats de tests effectués par la firme Juste Investir, qui possède maintenant le site visé, s’est déroulé lors d’une séance d’information à l’hôtel de Ville de Pointe-Claire, le 3 avril.

Toutefois, il a été annoncé que des terrains situés à l’Est du terrain visé auraient été contaminés. Le niveau de contamination serait sous les normes industrielles selon la Ville.

Pour ce qui est des eaux souterraines, bien que l’ancien site de Reliance soit contaminé au-delà du critère industriel, aucun usage résidentiel ou industriel ne peut être affecté selon le ministère de l’Environnement.

Un dépassement de la norme de rejet dans le réseau d’égouts pluvial de la Ville aurait observé dans les eaux souterraines à l’Est de l’ancien site de Reliance. Mais le ministère affirme que ce ne serait pas problématique puisqu’il n’y a pas de puits d’eau potable à cet endroit et que le réseau d’égouts en tant que tel n’est pas touché.

Citoyens inquiets
Une trentaine de personnes s’étaient réunies dans la salle du conseil, le 3 avril. Parmi eux, Rean Sayegh, une citoyenne, s’est plaint que le rapport de caractérisation produit pour le compte de Juste Investir n’avait pas été rendu public avant la séance.

Elle a aussi demandé pourquoi la question de la qualité de l’air n’avait pas été mentionnée dans la présentation effectuée avant la période de questions.

Toxicologue pour la Direction de la santé publique de Montréal, Monique Beausoleil, a indiqué que comme les BPC ne sont pas volatiles de nature et qu’il n’y a pas d’activité industrielle sur le site visé, comme le déplacement de camions, la qualité de l’air ne serait pas un problème.

«Les BPC ne sont pas en surface. Les niveaux de BPC respectent les normes industrielles partout aux alentours du site», indique-t-elle.

John Stavrianos, un résident dont la résidence est adjacente à l’ancien site de Reliance, avait, le mois passé, évoqué en séance du conseil municipal la possibilité de poursuivre la Ville ou la province si les terrains du groupe de propriétaires qu’il représente étaient contaminés.

Ce dernier pense que l’argument avancé par Mme Beausoleil ne tient pas la route.

«S’il y a eu un déversement en 2013, il doit y avoir une concentration de BPC à la surface. Avec l’évaporation qui se produit l’été, les BPC sont transportés dans l’air ambiant. Cette probabilité est vraiment réelle», s’inquiète-t-il.

«Les composants qui auraient pu être dangereux ont tous été enlevés en 2013: les liquides, les matières contaminées et les sols imbibés. Les contaminants présents en ce moment ne sont pas exposés aux éléments. Rien sur le site ne peut faire en sorte que des BPC pourraient être transportés au niveau aérien», a répondu Michel Rousseau, sous-ministre adjoint au ministère de l’Environnement.

Visionnez l’échange entre M. Stavrianos et M. Rousseau:

La firme Juste Investir avait jusqu’au 20 mars pour déposer le résultat des tests de caractérisation pour les terrains voisins ainsi qu’un plan de réhabilitation pour le site du 86, Hymus. Le maire de Pointe-Claire, Morris Trudeau, a informé la population présente que Juste Investir a omis de déposer son plan de réhabilitation.

En réaction, le ministère de l’Environnement a enclenché un processus d’appels d’offres public pour qu’un plan de réhabilitation soit rédigé aux frais de Juste Investir.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!