François Lemieux/TC Media Maria Victoria Monterio célébrait son 100e anniversaire le 7 avril à la Résidence Saint-Raphaël de L'Île-Bizard.

Originaire du Portugal, Maria Victoria Monteiro a récemment célébré un siècle d’existence en compagnie de proches et d’amis à la Résidence Saint-Raphaël de L’Île-Bizard, une fête à laquelle a aussi participé le député de Nelligan et ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

Une vingtaine de personnes s’était réunie dans la salle d’activités de la Résidence le 7 avril afin de fêter Mme Monteiro, qui aura officiellement 100 ans le 12 avril.

Après qu’on ait servi le traditionnel gâteau d’anniversaire, Mme Monteiro était très heureuse de pouvoir s’entretenir quelques minutes avec M. Coiteux, qui s’est d’ailleurs adressé à elle en Portugais.

«Je suis contente. Je suis satisfaite, surtout parce que j’ai une famille qui est toujours là pour moi», indique Mme Monteiro, qui est mère de deux enfants. Elle a été grand-mère deux fois en plus d’avoir quatre arrière-petits-enfants.

Décès
Née à Lisbonne, la capitale du Portugal, en 1917, Mme Monterio a connu une dure épreuve à l’âge de 12 ans lorsque son père est décédé de la tuberculose.

Sa mère trouvant difficile de s’occuper seule de ses quatre enfants, Mme Monteiro a alors été placée dans une école pour orphelins jusqu’à l’âge de 18 ans. Elle y apprendra la cuisine, le tricot et la couture, un métier qu’elle viendra plus tard pratiquer à Montréal. Elle fabriquera des trousseaux de vêtement de mariée et de bébé.

Mariée en 1942, elle a émigré au Canada en 1956 alors qu’elle est mère d’un garçon et d’une fille.

«C’était là où tout le monde voulait venir s’établir. C’était difficile de vivre en Europe après la guerre», se rappelle sa fille, Teresa Miguel. On est arrivés ici par avion vers le 3 décembre. La première chose qu’on a remarqué, c’est la neige. Ce fut un choc. Il faisait froid. L’aéroport était construit en bois, c’était comme un «shack».

La famille s’installe d’abord à St-Jean d’Iberville pour ensuite rejoindre Montréal. Vers 1967, Mme Monteiro et son époux se joignent au comité organisationnel du club social des portugais, situé dans un local coin Mont-Royal et Saint-Laurent.

Pendant une décennie, Mme Monteiro se consacre à trouver du financement, préparer de la nourriture, organiser des loisirs et fêtes en musique pour la communauté portugaise de Montréal.

Le bénévolat et l’action sociale ont toujours été au cœur des valeurs de la famille de Mme Monteiro. En 1991, son mari décède pendant un voyage familial à Lisbonne, à la suite d’une chute dans laquelle il se frappe la tête. Elle a 74 ans à ce moment.

Aussi dans Actualités :

blog comments powered by Disqus