Rob Amyot/TC Media Moins d'une dizaine de personnes ont présenté leurs mémoires lors de la première séance d'audition des opinions de la consultation sur l'avenir de Pierrefonds-Ouest, mardi soir.

L’ajout d’une station du futur Réseau électrique métropolitain (REM) dans l’Ouest-de-l’Île au lieu du boulevard urbain planifié dans l’emprise de l’autoroute 440, pourrait représenter une solution aux problèmes de trafic anticipés dans le cadre du projet immobilier Cap Nature, selon l’organisme montréalais Groupe de recherche appliquée en macro-écologie (GRAME).

Directeur du GRAME, organisme qui a notamment pour but de s’opposer à l’étalement urbain, Jonathan Théorêt a présenté mardi un mémoire devant l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), qui consulte présentement la population sur l’avenir de Pierrefonds-Ouest.

Dans son mémoire, il propose d’ajouter au REM une rame perpendiculaire à celle qui doit traverser l’Ouest-de-l’Île. En partance de la station de Kirkland, elle irait rejoindre Pierrefonds-Ouest, plus au nord.

M. Théorêt est d’avis qu’un certain degré de développement pourrait être acceptable, si on porte la proportion de terrains conservés en tant qu’espaces verts à 75 %. Les promoteurs de Cap Nature ont, pour le moment, prévu de conserver 180 hectares et d’en développer 185 autres, ce qui représente un peu moins de 50 %.

«Les promoteurs ont acheté des terrains et c’est important de respecter la notion de propriété. On pourrait permettre une partie de développement tout en protégeant une plus grande portion que ce qui est proposé: 90 hectares supplémentaires. Pour le secteur qui reste, on pourrait y aller avec une plus haute densité, en mode 21e siècle», indique-t-il.

Même s’il n’est pas en mesure d’avancer un coût pour sa proposition, M. Théorêt estime «qu’en milieu non-bâti comme ça, ça ne peut pas coûter plus cher de faire une station de REM que de faire un tramway, ce qui est de l’ordre de 60 M$ au kilomètre. Ça représenterait une minime fraction du coût de l’actuel projet, pour une mobilité que tout le monde attend».

Le GRAME œuvre à la promotion du développement durable et à la protection de l’environnement en tenant notamment compte du long terme et des enjeux globaux, dont celui des changements climatiques.

Contactée par TC Media, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a fait savoir, par le truchement du porte-parole, Jean-Vincent Lacroix, qu’il serait très difficile de chiffrer les coûts de l’antenne et la station suggérées, considérant qu’au préalable, plusieurs études techniques seraient nécessaires pour ce faire.

«Avant de pouvoir commenter l’intérêt d’une nouvelle station ou dans ce cas-ci antenne, il importe d’analyser plusieurs éléments techniques et économiques, incluant les terrains requis, l’achalandage potentiel, les travaux nécessaires et leur faisabilité technique, les analyses géotechniques et environnementales, les besoins de matériel roulant et les coûts d’opération», précise-t-il.

M. Lacroix a aussi rappelé que c’est le gouvernement québécois qui est chargé d’identifier les besoins dans le dossier du REM.

Rappelons qu’à la suite de deux annonces d’ajouts importants au projet en novembre et mars, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a porté son estimation des coûts du REM à 6 G$, soit 500 M$ de plus que la facture initialement annoncée en 2016.

L’augmentation a été causée par l’ajout de trois nouvelles stations et quarante voitures supplémentaires pour desservir le réseau, portant leur total à 240.

Le réseau final doit comporter 27 stations, dont six dans l’Ouest-de-l’Île et s’étendre de Sainte-Anne-de-Bellevue.

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