FELIX O.J. FOURNIER TC MEDIA (51 Le tablier du pont de l'Île Mercier a été endommagé par la crue des eaux alors que le pavé a été sectionné en plusieurs morceaux à de nombreux endroits. De nombreux débris d'asphalte ont dû être retirés avant que le pont ne soit rouvert à la circulation.

Malgré des dommages à son revêtement d’asphalte, le pont de l’île Mercier à L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève, a finalement été rouvert à la circulation, jeudi. Sa structure, qui avait été submergée pendant les inondations, a été fermée à la circulation pendant près de deux semaines, mais est désormais jugée sécuritaire.

C’est l’équipe des ponts et tunnels de la Ville de Montréal qui a réalisé l’inspection du pont qui constitue le seul lien terrestre avec L’Île-Bizard. Le pont continuera d’être surveillé par la Ville-centre au cours des prochaines semaines, selon le porte-parole administratif, Philippe Sabourin.

«Une inspection rigoureuse du pont a permis de constater que l’intégrité de la structure n’était pas compromise et qu’il pouvait être rouvert à la circulation. À ce jour, il n’y a pas lieu de réaliser des travaux sur la structure. Nous assurerons un suivi d’ici quelques semaines par mesure préventive au moment où les niveaux d’eau seront revenus à la normale», a-t-il fait savoir.

Rappelons que le niveau de l’eau était monté de plus d’un pied par-dessus le tablier du pont au pire de la crise. Le revêtement bitumineux de la structure a été balayé, sectionné et même soulevé en plusieurs endroits par la crue des eaux.

Des pièces d’asphalte d’un pouce d’épais par un mètre de large et trois mètres de longueur ont été déplacées par les forts courants. D’autres grosses portions du revêtement sont tout simplement disparues.

Afin de permettre une utilisation sécuritaire du pont, la surface de l’ouvrage a évidemment été nettoyée avant d’y permettre la circulation de véhicules motorisés.

Travaux importants à prévoir ?
Le professeur au département de génie de la construction de l’École de technologies supérieure (ÉTS), Lotfi Guizani était d’avis, lorsque questionné par TC Media, mercredi, qu’à la vue de photos récentes du pont, qu’on pouvait «s’attendre (en extrapolant) à ce qu’il nécessite des travaux assez importants avant qu’il ne soit rouvert à un usage normal».

Néanmoins, M. Guizani jugeait que seule une inspection et une évaluation détaillée permettraient de poser ce diagnostic avec un niveau de confiance satisfaisant.

Par ailleurs, ce dernier juge que la présence d’un pied et demi d’eau sur le tablier du point, au plus fort de la crue des eaux, ne devrait pas poser un problème structural puisque l’eau poussait aussi par en dessous. Il s’inquiète plus de la poussée latérale que la Rivière des Prairies a exercé.

«Cette eau coule à une certaine vitesse et avec une certaine turbulence. Donc, elle peut causer un affouillement, atteindre des organes vitaux du pont et les endommager en plus du fait qu’elle s’infiltre dans les fissures du pont et peut accélérer la corrosion des armatures. La poussée latérale du courant peut aussi causer des problèmes structuraux au pont», souligne-t-il.

Le pont de l’Île Mercier est le seul accès terrestre pour atteindre ce territoire occupé par une quarantaine de propriétaires.

1969
Le pont est constitué de deux structures, la première, située du côté de L’Île-Bizard, date de 1969 et fait environ 10 mètres. La deuxième portion, qui date de 1992, fait 5,5 mètres de tablier et un total de 10,65 mètres.

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