François Lemieux/TC Media Sola, une Tortue géographique du Zoo Ecomuseum de Sainte-Anne-de-Bellevue a été présentée au public lors de la conférence de presse annonçant la cession de l'Île Hébert, mardi.

L’organisme Conservation de la nature Canada a fait l’acquisition, mardi, de l’Île Hébert, un îlot d’une superficie de moins d’un hectare situé tout près du pont de l’Île-aux-Tourtes, à Senneville. Cette acquisition permettra notamment de préserver l’habitat de la «Tortue géographique», une espèce désignée comme «vulnérable» par Québec et «préoccupante» selon Ottawa.

«L’île a toujours été dans un état naturel. Cette acquisition va nous permettre de maintenir les conditions qui ont permis à l’espèce de profiter de ce lieu. L’île va rester calme, sans dérangements. Il y a entre 350 et 500 Tortues géographiques dans le Lac des Deux-Montagnes», indique le vice-président régional pour le Québec, Joël Bonin.

L’acquisition s’est faite grâce au don du terrain par une famille via le programme des dons écologiques du Gouvernement du Canada, qui offre d’intéressants avantages fiscaux pour les dons de terres écosensibles.

«La famille de Norman D. Hébert, décédé en 2015, souhaite honorer sa mémoire par la donation de cette île. Ce petit joyau du lac des Deux-Montagnes abritera pour toujours ces plantes et arbres rares, ainsi que les tortues qui continueront d’y trouver un havre», affirment les enfants et petits-enfants de feu Norman D. Hébert.

L’Île en forme de croissant protège du vent et des vagues les tortues qui peuvent alors s’exposer au soleil sur les rochers émergents à quelques mètres de ses rives.

Par ailleurs, diverses espèces floristiques susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables selon la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables au Québec (LEMV) ont été répertoriées sur l’île, dont des arbres comme le caryer ovale, le chêne bicolore, des buissons comme le pycnanthème de Virginie et un petit arbre fruitier nommé ronce à flagelles.

Le site offre aussi un habitat de choix pour la reproduction et l’élevage de la progéniture d’une vingtaine d’espèces de sauvagine et d’oiseaux de rivage.

Organisme privé sans but lucratif, Conservation de la nature Canada a protégé, depuis 1962, plus de 1,1 millions d’hectares au pays, dont 40 000 au Québec.

L’organisme a refusé de divulguer la valeur du terrain qu’il venait d’acquérir.

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Nombre d’espèces de tortues au Québec

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