François Lemieux/TC Media Se déroulant de 10h à 16h, le salon de l'emploi a donné lieu à des ateliers sur la rédaction de CV ainsi qu'à des tables de discussion entre employeurs et visiteurs.

Plus de 300 personnes se sont présentées à l’église Sainte-Suzanne de Pierrefonds, où un salon de l’emploi pour nouveaux arrivants syriens avait lieu, vendredi. Quelque 35 organismes et employeurs leur avaient donné rendez-vous pour une journée de réseautage et d’ateliers sur l’emploi.

Organisme mandaté par Québec pour l’installation des réfugiés sur toute l’île de Montréal, le Centre social d’aide aux immigrants (CSAI) organisait la journée d’activités, qui était subventionnée par la Croix-Rouge.

«On a eu des employeurs de Montréal, mais de l’extérieur également et les gens sont venus de partout sur l’île. Ce qui me plait vraiment, c’est que certains employeurs sont motivés à réitérer l’expérience. On va voir les retombées au fil des prochaines semaines. Beaucoup d’employeurs ont rencontré des personnes qualifiées», indique le chargé de projets du CSAI, Hicham Khanafer.

Parmi les employeurs présents, on retrouvait notamment SNC-Lavalin, Saputo, UPS Canada, Desjardins et la Banque TD.

Le Québec a accueilli 7431 réfugiés syriens depuis le début du conflit en Syrie, dont environ 80 % se sont établis dans la région de Montréal. Le CSAI a quant à lui reçu près de 1300 Syriens pris en charge par l’État et parrainés de façon privée.

Toutefois, le taux de chômage chez les immigrants était 50 % plus élevé que celui de la moyenne de la population en général l’an dernier au Québec selon Statistique Canada. Chez les immigrants arrivés depuis moins de cinq ans, le taux de chômage était plus de deux fois plus élevé.

«La langue et tout ce qui touche aux ordres professionnels sont les principales difficultés rencontrées par les immigrants. Parfois les gens vont faire reconnaître leurs acquis, mais c’est long pour pouvoir intégrer un ordre, ce qui peut retarder ceux qui cherchent à exercer le métier qu’il exerçait avant d’arriver ici», fait valoir M. Khanafer.

Équivalences
Âgée de 23 ans, Zeina Babik est arrivée il y a huit mois afin de fuir le conflit qui fait rage en Syrie. Si elle travaille présentement dans une boutique de la Place Vertu à Saint-Laurent, la nouvelle diplômée en génie biotechnologique espère pouvoir bientôt décrocher un poste dans son domaine.

«J’ai déjà envoyé mes papiers pour obtenir une équivalence il y a deux semaines, raconte-t-elle. Il y avait beaucoup d’entreprises aujourd’hui ainsi que des organismes, mais ce n’était pas ce que je cherche. Il n’y avait pas d’emplois pour moi. Mais on a parlé, partagé et fait du réseautage. J’ai déposé mon CV. Peut-être irai-je travailler dans une banque».

En plus des employeurs, de nombreux organismes offrant des services aux immigrants avaient aussi installé un kiosque.

12,7 %
Taux de chômage en 2016 pour les immigrants arrivés au pays depuis moins de cinq ans. Ce taux était de 6,1 % pour la population en général et de 5,3 % pour les populations nées au pays.

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