François Lemieux/TC Media Les marcheurs ont ceinturé à deux reprises le campus du Collège John-Abbott, dimanche.

Quelque 300 personnes ont profité d’un soleil radieux, dimanche, pour marcher 5 km autour du Collège John-Abbott, à Sainte-Anne-de-Bellevue. Leur but: sensibiliser la population au myélome multiple, cancer rare et mal connu qui prend naissance dans la moëlle osseuse. Ils avaient, au préalable, réussi à récolter 70 000 $ pour la recherche.

Si la Marche myélome multiple se déroulait pour une neuvième année consécutive sur l’Île de Montréal, c’était la première fois qu’elle avait lieu à Sainte-Anne-de-Bellevue.

Pour les sœurs Véronique et Karine Bleau, c’était un événement important. En mai dernier, leur père est décédé de la maladie qui le rongeait depuis 2009.

Le diagnostic est tombé à la suite d’une consultation pour un mal de dos provoqué par une vertèbre affaissée. Jacques Bleau, alors âgé de 60 ans, a été hospitalisé et a immédiatement suivi une chimiothérapie, bien que davantage aurait pu être fait si le myélome multiple avait été décelée plus tôt.

«Nous n’avions jamais entendu parler de cette maladie, évoque Karine. Le diagnostic aurait pu être posé beaucoup plus tôt, mais ce type de cancer était et demeure peu connu. Même les médecins en connaissaient très peu au sujet de ce type de cancer, c’est donc moins vérifié».

Maladie incurable
Le myélome multiple est une maladie qui prend naissance dans les plasmocytes, un type de globules blancs qui fabriquent des anticorps servant à combattre les infections. Les plasmocytes se retrouvent principalement dans la moëlle osseuse.

Les plasmocytes subissent parfois des changements qui rendent leur croissance ou leur comportement anormal. Ces plasmocytes anormaux commencent alors à se reproduire de manière désordonnée, ce qui peut engendrer le myélome multiple.

La maladie se manifeste lorsqu’il y a accumulation de nombreux plasmocytes anormaux, qui peuvent causer de l’anémie et de la fatigue puisqu’il y a moins de globules rouges.

Elle peut aussi rompre l’équilibre de certains minéraux dans le corps ainsi qu’entraîner des dommages aux os, une hausse des taux de calcium dans le sang et affecter d’autres organes, comme les reins.

Les cellules myélomateuses peuvent aussi former des tumeurs dans les os.

Nouveaux traitements
Une dizaine de milliers de Canadiens sont affectés par le Myélome multiple. Huit nouveaux cas de ce mal incurable sont diagnostiqués chaque jour au pays, et ce, à un âge moyen de 65 ans. Le but premier de la campagne de financement est de permettre le déroulement d’essais cliniques pour découvrir de nouveaux traitements.

«C’est la clé pour créer des corridors d’accès pour de meilleurs traitements et développements. Sans les essais cliniques, l’accès à certains médicaments d’innovation n’est pas possible. Les essais permettent aux gens touchés d’avoir accès à ce qui se fait de mieux en termes de traitement», indique Olivier Jérôme, directeur des opérations chez Myélome Canada.

Depuis l’année dernière, l’organisme consacre les fonds amassés dans le cadre de sa Marche Myélome Multiple au Réseau de recherche de Myélome Canada (RRMC), une plateforme réunissant des chercheurs émérites sur le myélome provenant de 24 centres dans neuf provinces.

Le RRMC développe et soutient les essais cliniques conçus pour le Canada au niveau national et recueille les données pour sa base de données nationale novatrice.

Cette année, Myélome Canada a prévu tenir 17 marches dans différentes villes à travers le pays. La première a eu lieu en août, à Kamloops, en Colombie-Britannique et la dernière se tiendra en octobre, à Vancouver. Un montant de 525 000 $ avait été récolté l’an dernier.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!