François Lemieux/TC Media Le Centre culturel de Pierrefonds a été transformé en centre d'aide aux sinistrés, la semaine dernière.

Quelque 350 sinistrés ont profité de rencontres personnalisées, avec des représentants du gouvernement québécois et de Pierrefonds-Roxboro, la semaine dernière. Satisfaisantes pour certains, cet effort pour accélérer le processus d’aide financière a reçu un accueil mitigé auprès d’autres résidents, qui déplorent des lacunes.

René Leblanc est de ceux qui jugent l’exercice positif. Le résident de la rue des Maçons dans le centre de Pierrefonds a vu son sous-sol être complètement inondé au printemps. Il a été en mesure de parler lors de sa rencontre un à un vendredi, des dommages qu’il a subis, qui sont estimés à environ 100 000 $.

«J’ai eu toutes les réponses que je devais avoir. Certaines faisaient mon affaire et d’autres pas. Je n’ai pas obtenu de chèque, mais des promesses de remboursement pour les prochains jours», indique-t-il.

M. Leblanc pense recevoir encore 48 000 $ en remboursement. S’il en a reçu environ 15 000 $ jusqu’ici, ses dépenses totales s’élèvent à près de 70 000 $.

«Si je m’en sors avec deux tiers de ce que je vais dépenser, je vais être satisfait. Je ne m’attends pas à plus que ça. C’est un programme de dernier recours, je comprends ça», explique-t-il.

Froid
M. Leblanc s’inquiète par contre de voir que de nombreux sinistrés n’auront pas l’occasion de terminer la rénovation de leur sous-sol avant l’arrivée de l’hiver.

«Si jamais au mois d’octobre on se retrouve avec des températures au-dessous de zéro, on va avoir de la misère. Bon nombre de sinistrés n’auront pas de sous-sol complet avant le froid», fait-il valoir.

Par ailleurs, le résident de Pierrefonds juge que les autorités sont bien mal préparées en cas de désastre à Montréal.

«Il ne semble pas y avoir de triage dans le processus. On a un programme d’aide de la Sécurité publique, mais pourquoi n’a-t-on pas séparé les cas plus urgents des moins urgents, comme on le fait dans les hôpitaux», se questionne-t-il.

Plomberie et électricité
De son côté, Itsik Romano, a pu aussi obtenir des renseignements utiles lors de sa rencontre, mais il déplore que les dépenses de plomberie et d’électricité ne soient pas considérées urgentes.

Il a jusqu’ici dû débourser 17 000 $. «Le gouvernement va bientôt me donner 15 000 $ pour commencer la restauration de la maison, mais je ne peux donner ce montant à mon entrepreneur parce que je dois 7000 $ à mon plombier et mon électricien depuis mai. Je n’ai plus assez d’argent pour commencer la reconstruction. J’ai fait isoler mon sous-sol, mais il n’est toujours pas chauffé», se désole-t-il.

Quinze municipalités ont été affectées par les inondations historiques du printemps au Québec. Alors que 5300 résidences ont été inondées, 4000 personnes ont été évacuées.

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