François Lemieux/TC Media Âgée de 31 ans, Joanie Hubert souhaite démarrer une nouvelle clinique de réadaptation à L'Île-Bizard, où elle habite présentement.

Ayant constaté les limites de l’accès aux soins de réadaptation dans le système scolaire où elle a œuvré sept ans, Joanie Hubert veut ouvrir une clinique en orthophonie, ergothérapie, psychologie et zoothérapie, à L’Île-Bizard. Organisme à but non lucratif, la clinique viserait à rendre accessibles les soins à tous, peu importe leurs revenus.

Orthophoniste de formation, Mme Hubert souhaite voir son projet se concrétiser ce printemps. Pour cela, elle doit recruter des spécialistes en ergothérapie, psychologie et zoothérapie.

Elle doit aussi amasser des fonds. Elle a démarré une campagne de sociofinancement, qui se terminera le 26 janvier. Elle compte se fier sur trois principes pour favoriser l’accessibilité, dont le premier est l’interdisciplinarité.

«D’habitude, lorsqu’il y a plusieurs professionnels dans un bureau privé, l’enfant voit les professionnels l’un après l’autre. En interdisciplinarité, le but est que, par exemple, si je suis en intervention, l’ergothérapeute peut m’observer. Le but est vraiment de répondre à tous les besoins de la personne dans la même intervention. C’est plus efficace», fait-elle valoir.

Mme Hubert compte aussi miser sur plusieurs types d’interventions pour favoriser un meilleur accès, dont les groupes de parents, les ateliers parents-enfants, les sous-groupes d’intervention et avoir recours à un technicien en éducation spécialisée.

Tarifs
Mme Hubert insiste qu’elle utilisera une approche communautaire dans ses tarifs, de façon à garantir un accès facile aux soins.

«À la base, je veux offrir gratuitement des services qui répondent aux besoins de 80% de la population. On parle de services de promotion de la santé. Comment aider mon enfant à mieux apprendre ses mots de vocabulaire, par exemple. Des choses qui s’adressent à monsieur et madame Tout-le-Monde», précise-t-elle.

Afin de financer ces services de base gratuits et éventuellement offrir des services plus spécialisés à moindre coût et même gratuitement, Mme Hubert entend prélever un montant correspondant à 5% du prix facturé pour chaque intervention facturée en clinique.

«Le but c’est de redistribuer à la communauté en offrant des services à moindre coût ou gratuitement, pour les gens qui n’ont pas les moyens. Dans le système de santé ou d’éducation, c’est long avant d’accéder aux services. Souvent, seuls les cas les plus sévères sont traités alors que si on travaille en prévention, ça nous sauve des interventions plus tard», souligne-t-elle.

Les services seraient divisés en trois types. Les services de promotion, qui comprennent les groupes de parents, les ateliers parent-enfant et le dépistage sont pour tous.

Pour les enfants à risque ou qui présentent déjà des difficultés, on prévoit des ateliers parent-enfant et des interventions en sous-groupe.

Enfin, des services spécialisés sont disponibles pour les personnes ayant besoin d’une évaluation plus poussée. Les interventions peuvent se faire de manière individuelle, en sous-groupe, par un technicien en réadaptation ou par un professionnel ou interdisciplinaire.

Pour plus d’infos:
cliniqueconnexion.org

Pour contribuer à la campagne de sociofinancement:
https://laruchequebec.com/projet/clinique-connexion-3818/

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