Photo: Gracieuseté Ayant été impliquée bénévolement dans le passé comme arbitre de ringuette, Catherine Polson est aujourd'hui bénévole pour le Beaconsfield Rugby Football Club, à titre de coordonnatrice des réseaux sociaux.

Aider Beaconsfield à acheter les terrains privés du Boisé Angell, offrir de meilleurs soins à l’Hôpital Sainte-Anne et accélérer la décontamination de l’ancien site de Reliance à Pointe-Claire seront des dossiers prioritaires de Catherine Polson, qui sera candidate pour le Parti vert du Québec dans la circonscription de Jacques-Cartier cet automne.

Âgée de 28 ans, la spécialiste de marketing digital à la firme de location d’appartements de luxe, Corporate Stays, en sera à une première expérience politique lors des élections provinciales d’octobre.

Célibataire et sans enfants, elle habite Notre-Dame-de-Grâce, mais se rend régulièrement à Beaconsfield pour visiter sa famille.

Boisé Angell
L’épineux dossier du Boisé Angell, à Beaconsfield, où deux firmes possèdent toujours plus de 500 000 mètres carrés de terrain, constitue une priorité pour la candidate, qui est originaire de l’endroit.

«Il faut aider le conseil municipal à racheter les propriétés toujours entre les mains de Yale Properties et Seda Holdings», fait-elle valoir.

Cette dernière suggère aussi une modification du système politique municipal afin de donner une meilleure représentation aux villes liées au conseil d’agglomération.

Santé
La candidate est préoccupée par les soins de l’Hôpital Sainte-Anne, dont la responsabilité a récemment été transférée du palier fédéral au provincial, qui se sont grandement détériorés.

Mme Polson dit avoir pris connaissance de cette situation en échangeant avec un résident ainsi que certains bénévoles et médecins de l’hôpital situé à Sainte-Anne-de-Bellevue.

«Il y a eu un grand changement après le transfert. Le gouvernement canadien verse de l’argent à Québec pour prendre soin des vétérans. Mais le niveau de soins a tellement changé. C’est rendu déplorable. Qu’est-ce que Québec fait avec l’argent ? Pourquoi nos représentants à Québec n’ont rien dit ?», se demande-t-elle.

Bonjour/Hi
Mme Polson accuse les Libéraux provinciaux de prendre pour acquis les électeurs de l’Ouest-de-l’Île. En novembre dernier, l’Assemblée nationale a condamné de façon unanime l’usage de la formule «Bonjour/Hi», qui sert à accueillir les clients dans les commerces québécois.

Mme Polson estime que les députés de l’Ouest-de-l’Île auraient dû voter contre la motion par respect pour les anglophones.

«D’affirmer que « Bonjour/Hi » est un irritant, c’est absolument ridicule. J’ai été pas mal déçue de la réaction de Geoff Kelley. De dire que c’est une tempête dans un verre d’eau, c’est affirmer que nos craintes légitimes ne sont pas importantes pour lui. Ça ne démontre pas beaucoup de considération pour les électeurs», souligne-t-elle.

BPC
Pour ce qui est du nettoyage en profondeur des sols au 86, boulevard Hymus, site contaminé en 2013 aux biphényles polychlorés (BPC), Mme Polson affirme que le gouvernement québécois aurait pu agir plus rapidement et de façon plus transparente dans cette affaire.

Après la victoire du Parti Égalité en 1989, les électeurs de la circonscription de Jacques-Cartier ont donné d’écrasantes majorités au libéral Geoffrey Kelley depuis 1994.

L’exemple du Parti Égalité, qui avait fait élire quatre députés à la suite de l’insatisfaction des anglophones vis-à-vis des politiques linguistiques du gouvernement libéral de Robert Bourassa, en 1989, représente une inspiration pour la jeune candidate.

«Ces candidats avaient mis leurs électeurs en premier et ils les avaient représentés et ça, c’est fantastique. C’est comme ça que le système devrait marcher. C’est aussi pour moi un signe que si les gens d’ici peuvent choisir une candidate qui va vraiment les représenter, même si elle ne fait pas partie d’un grand parti, ils vont voter pour elle», croit-elle.

En avril 2014, M. Kelley a remporté un septième mandat, obtenant plus de 85 % des voix.

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