Photo: Gracieuseté L'émission Danser pour gagner en sera à son septième épisode, mercredi.

Frédérique Brunet, 22 ans, est originaire de Pierrefonds.

Spectacles, compétitions, championnats mondiaux, Frédérique Brunet, une jeune danseuse professionnelle de Pierrefonds, connaît bien les différents aspects de sa discipline. Celle qui danse depuis maintenant 16 ans relève toutefois un nouveau défi, prenant part à l’émission de télévision québécoise Danser pour gagner.

Depuis la fin janvier, une douzaine de troupes rivalisent sur les ondes de V, tentant d’impressionner juges et public avec une chorégraphie thématique. Chaque semaine, il y a une élimination qui mènera au couronnement d’une équipe gagnante.

Bien qu’ils ont souvent travaillé ensemble au cours des dernières années, ayant participé à de nombreuses compétitions au Québec comme à l’international, les sept danseurs de Steez, dont Frédérique Brunet fait partie, n’avaient jamais eu à créer eux-mêmes leurs chorégraphies. Leurs entraîneurs s’en chargeaient.

Leur rôle est maintenant réduit à trouver une idée de départ ainsi qu’aider avec la mise en scène, les effets visuels et les corrections.

«Chaque danseur de l’équipe est enseignant. On a tous déjà fait des chorégraphies pour nos élèves. Mais de créer ensemble, on n’avait jamais fait ça, indique Mme Brunet. On s’est habitué au cours des deux premières semaines. Puis, tout le monde a pris sa place dans ce processus».

Délais restreints
Les danseurs disposent de peu de marge de manœuvre pour se préparer. Jeudi, les équipes doivent pratiquer un numéro imposé, qu’elles présenteront en ouverture de l’émission de la semaine suivante.

Les danseurs ont ensuite trois jours pour monter un numéro sur lequel ils seront jugés, une chorégraphie qui est présentée aux responsables de l’équipe de production, le lundi.

Ceux-ci suggèrent des modifications, qui doivent être effectuées pour le lendemain, tout ça entre les répétitions pour d’autres numéros. Le mercredi, les danseurs sont en studio toute la journée pour pratiquer avec costumes, éclairages et caméras avant l’enregistrement de l’émission en soirée.

«Avec trois jours pour créer notre numéro. Il faut être super efficaces. Monter une nouvelle performance par semaine, s’assurer d’avoir quelque chose de fort pour rester dans la compétition, c’est un changement drastique par rapport à une saison régulière de danse, où on peut prendre de septembre à janvier pour se préparer» fait valoir Mme Brunet.

Stress
Même si elle est dans l’aventure depuis maintenant plusieurs semaines, Frédérique Brunet peine encore à s’habituer au stress et à la pression du direct à la télé.

«On est poussé au bout de nos limites chaque fois, notamment pour se servir d’accessoires qu’on n’aurait jamais pensé devoir utiliser, explique-t-elle. On repart à zéro tous les jeudis matins. On connaît l’horaire et on sait à quoi s’attendre, mais on ne s’habitue pas au stress d’être sur scène et d’espérer entendre le nom de ton équipe être sélectionné».

Les vainqueurs de l’émission repartiront avec un prix d’une valeur totale de 100 000$, dont 60 000 $ en argent, 10 000$ de vêtements ainsi qu’une bourse de 30 000 $ pour s’entraîner au Broadway Dance Center, à New York.

À la suite de l’émission, les danseurs de Steez ont prévu retourner à leurs engagements respectifs. Mme Brunet espère que la visibilité obtenue grâce à leur participation leur ouvrira des portes et leur permettra d’être engagés en tant qu’équipe à nouveau.

La danseuse de 22 ans fait également partie de la distribution de la comédie musicale Footlose, qui sera présentée cet été, à Québec.

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