François Lemieux/TC Media Selon le directeur du volet éducation du zoo, Pascal Laplante (à droite), les candidats aux postes de bénévoles doivent avoir une bonne capacité d'élocution, être passionnées par la faune et la flore.

Le nombre de visiteurs au Zoo Ecomuseum de Sainte-Anne-de-Bellevue a bondi de 41 % au cours des quatre dernières années, passant de 102 000 entrées à plus de 144 000 l’an dernier. Alors que la popularité du zoo augmente, l’administration s’inquiète de voir son nombre de bénévoles stagner.

Organisme à but non lucratif, le zoo compte sur un total de 38 bénévoles pour suppléer au travail d’une quarantaine de biologistes, animaliers, techniciennes en santé animales, d’une vétérinaire ainsi que du personnel administratif et de maintenance.

En tant que guides-naturalistes, ils s’occupent principalement de prendre en charge des groupes de visiteurs, notamment des écoliers, pour des visites guidées.

Alors qu’il espère accueillir près de 16 000 visiteurs additionnels cette année, le directeur du volet éducation du zoo, Pascal Laplante, voudrait pouvoir ajouter à son équipe au moins une douzaine de bénévoles.

«On a tout simplement pas suffisamment d’employés pour faire faire toutes les visites. Le nombre de groupes d’écoliers en visite augmente chaque année, mais notre nombre de bénévoles est resté à peu près stable au cours des cinq ou six dernières années», indique-t-il.

Mission
En plus de donner un foyer aux animaux blessés ou nés en captivité ne pouvant être réhabilités en nature, le zoo se donne comme mission d’éduquer le plus grand nombre de gens, surtout les enfants, sur les problématiques auxquelles font face la faune et la flore québécoise.

«Il y a des messages-clés qu’on veut transmettre. Ce qu’on essaie de créer, c’est un lien émotif avec la faune et la flore. Le but est de pouvoir montrer aux enfants que la faune et la flore sont importantes et exceptionnelles, mais aussi de quoi elles ont besoin. Il faut aussi que l’information soit adaptée à l’âge des visiteurs», fait valoir M. Laplante.

On offre aux futurs guides-naturalistes une formation de base de 15h répartie sur deux jours. Cette formation est suppléée par des fiches d’information sur les animaux du zoo.

Une formation pratique pour préparer les bénévoles à effectuer des visites guidées est aussi dispensée. Ceux-ci sont placés sous la supervision d’autres bénévoles, qu’ils suivent pendant quelques visites guidées pour se familiariser avec leur rôle.

Un examen théorique et un autre, pratique, permettent de valider les apprentissages.

Selon M. Laplante, les candidats doivent, si possible, être bilingues, avoir une bonne capacité d’élocution, être passionnés par la faune et la flore et vouloir faire une différence pour l’environnement.

Sensibiliser les gens
René Patenaude, un retraité de 67 ans qui habite Pierrefonds-Roxboro, est guide-naturaliste depuis 2012. Amateur de marche, qui aime beaucoup la nature, il s’implique jusqu’à cinq heures par semaine.

«Dans la formation, on apprend beaucoup de choses qu’on est ensuite capable de partager. C’est ce côté éducatif [que j’aime]: de sensibiliser les gens envers la faune. C’est tellement agréable de voir les gens être intéressés d’en apprendre plus. En plus, ce n’est jamais la même chose d’une visite à l’autre dépendamment des animaux et des groupes», explique-t-il.

Situé sur le chemin Sainte-Marie, à une demi-heure du centre-ville de Montréal, le zoo possède de nombreux animaux de la faune québécoise tels des aigles, hiboux, faucons, ours noirs, loups gris, caribous, reptiles, amphibiens, poissons et mammifères nocturnes.

Une rencontre d’information sera tenue au zoo le 26 mars, de 10h à 12h, pour ceux qui seraient tentés de s’impliquer.

Valoriser la faune et l’environnement
Pour le directeur général, David Rodrigue, la popularité croissante de l’attraction du chemin Sainte-Marie est d’une importance capitale dans l’optique de ses efforts pour valoriser la faune et son environnement.

«C’est un message clair et verbalisé de la part du public que l’expérience chez nous est appréciée, que notre mission est comprise et que le Zoo est un choix responsable de consommation», fait-il valoir.

Nombre d’entrées depuis 2014
2014 – 102 000 visiteurs
2015 – 115 000 visiteurs
2016 – 126 000 visiteurs
2017 – 144 000 visiteurs

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