Stéphane Tétreault se produira ce week-end à la Salle Pauline-Julien avec un violoncelle rare. Ce jeune prodige a l’insigne honneur de pouvoir s’exécuter, depuis l’âge de 18 ans, sur un Stradivarius datant de 1707 prêté à vie par la mécène Jacqueline Desmarais.

Avant de faire ses débuts avec l’orchestre philharmonique de Londres, le violoncelliste de 25 ans sera de passage à Sainte-Geneviève accompagné de sa complice depuis cinq ans, la pianiste Marie-Ève Scarfone.

Ils offriront en première partie des pièces de Beethoven et en seconde, la Sonate op. 65, une oeuvre de musique de chambre de Chopin.

«Je présente les œuvres pour les rendre plus accessibles et raconte de petites histoires. J’essaie de rendre ça chaleureux. Pour moi, l’important, même si on ne connaît pas grand-chose dans la musique classique,  l’essentiel c’est l’émotion que l’on ressent», précise-t-il.

L’instrument

Le parcours musical de Stéphane Tétreault est parsemé de prix internationaux et de reconnaissances prestigieuses. Depuis quelques années, il fait partie du palmarès des 30 musiciens de moins de 30 ans les plus en vue de CBC Radio.

Il a notamment été premier soliste en résidence de l’Orchestre Métropolitain sous la direction de Yannick Nézet-Séguin. Il a également été dirigé par le Maestro à ses débuts en 2016 avec l’Orchestre symphonique de Philadelphie.

Il s’exécute depuis sept ans avec l’instrument mythique baptisé Pagnini, Comtesse de Stainlein.

Avant lui, il a appartenu à de très grands musiciens, le dernier étant l’Américain Bernard Greenhouse, décédé à l’âge de 95 ans. Il avait eu le violoncelle, d’une valeur estimée à plus de 6 M$, durant plus d’un demi-siècle.

«Je me sens une certaine responsabilité de l’avoir en ma possession, mentionne le titulaire d’une maîtrise en interprétation de l’Université de Montréal. Il me permet de tout espérer et tout imaginer en tant que sonorité, couleurs et phrasé. Pour un artiste on ne peut pas demander mieux».

Antonio Stradivari a fait 63 violoncelles, mais aucun d’eux ne réagit aux conditions climatiques de la même manière. «Je remarque que le mien, lorsqu’il est en Europe, est très heureux. Cela dit, il sera très capable de faire un beau concert à la Salle Pauline-Julien», précise M. Tétreault en riant.

On peut d’ailleurs s’attendre à ce que la complicité avec sa pianiste donne de beaux moments musicaux. Leur dernier album, composé d’œuvres de Haydn, Schubert et Brahms, a été en nomination au Gala de l’ADISQ il y a deux ans.

Dimanche 8 avril, 15h. Salle Pauline-Julien (15615, boulevard Gouin Ouest).

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