Isabelle Bergeron/TC Media Itsik Romano dit avoir subi des dommages de l'ordre de plus de 100 000 $ lors des inondations historiques du printemps dernier.

La Ville de Montréal conteste les demandes de dédommagement pour perte de bien et impacts psychologiques subis par la famille Romano lors des inondations historiques sur la rue des Maçons, dans Pierrefonds-Roxboro, le printemps dernier. Deux poursuites de 15 000 $ chacune ont été déposées à la Cour des petites créances.

À la suite d’une première comparution la semaine dernière, les procureurs de la Ville ont fait une demande d’irrecevabilité, stipulant que deux poursuites «soulèvent les mêmes points de droit, le même fondement juridique et réfèreraient aux mêmes événements et aux mêmes faits» ne peuvent être jumelées pour obtenir plus du maximum permis de 15 000$.

M. Romano rejette cet argument et avance même qu’il aurait été dans son droit de lancer une poursuite pour les six membres de sa famille pour un montant total de 90 000 $.

«Je voulais être équitable. Même si on a subi des dommages de plus de 100 000 $, on considère tout de même la Ville comme une entité essentielle pour notre sécurité. Ces poursuites sont symboliques pour qu’elle prenne ses responsabilités et nous indemnise pour sa négligence. Il faut qu’ils soient imputables», souligne-t-il.

Arguments
Itsik Romano prétend que l’administration montréalaise est responsable des dommages causés par la crue historique des eaux. Au début mai 2017, un ordre aurait été donné de détruire des milliers de sacs de sable pour libérer de l’espace dans un entrepôt quelques jours avant les fortes pluies qui ont menés aux inondations.

Une centaine de ces sacs de sable auraient été nécessaires pour sauver la résidence de M. Romano selon lui.

Son fils, Joseph, avance de son côté que les événements ont eu des répercussions sur leur santé mentale. «Ils ont souffert d’anxiété, de stress et ont dû vivre un déménagement, qui n’a pas été facile pour eux. Leurs notes ont beaucoup baissé à l’école», indique M. Romano.

Cette dernière poursuite est contestée, la Ville jugeant qu’elle a été déposée à l’extérieur des délais prévus par la loi, soit plus de 15 jours après l’évacuation du 7 mai dans ce cas, la rendant caduque.

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