François Lemieux/Métro Média Quelques dizaines de personnes ont répondu à l'appel du maire d'arrondissement, Dimitrios (Jim) Beis, samedi, marchant 12,5 km du parc Bois-de-Liesse dans l'est de Pierrefonds-Roxboro, jusqu'au parc Grier.

Des dizaines de personnes ont traversé à pied Pierrefonds-Roxboro, samedi, un parcours de 12,5 km du parc-nature du Bois-de-Liesse au parc Grier, à l’occasion de la troisième édition de la marche du maire. Pour une première fois, l’activité servait à défendre une cause, soit l’enrayement de la violence faite aux femmes.

Initié en 2015, l’événement avait traditionnellement pour but de faire participer les élus à une activité physique en compagnie des citoyens et de donner à tous l’opportunité de voir l’arrondissement d’une autre façon.

Désormais, chaque marche aura comme objectif de sensibiliser la population à une cause sociale.

«C’est triste ce que certains hommes font aux femmes tous les jours. On veut parler d’une voie forte pour dénoncer ce type de comportement envers les femmes. On veut aussi donner l’opportunité aux organismes de se promouvoir, mais aussi sensibiliser la population sur le fait qu’on a encore des problèmes de société», indique le maire, Dimitrios (Jim) Beis.

Au lieu de terminer, comme à l’habitude, le parcours au parc-nature du Cap-Saint-Jacques, la ligne d’arrivée a été aménagée au parc Grier. Un monument y a été érigé, en 2005, à la mémoire d’Anne-Marie Edward, une des victimes de la tuerie de Polytechnique, en 1989.

Une femme sur trois
Plusieurs organismes venant en aide aux femmes avaient érigé un kiosque au point d’arrivée afin de se faire connaître, dont le Refuge pour les femmes de l’Ouest-de-l’Île, qui dessert principalement les femmes et enfants victimes de violence conjugale.

«Une femme sur trois vivra de la violence au cours de sa vie. C’est une statistique qui a augmenté. Dans les dernières années, c’était une femme sur quatre. Ça en prend des évènements comme ça pour pouvoir dénoncer. La sensibilisation est la clé pour rejoindre les gens, qu’ils comprennent le problème et ses effets», souligne Marie-Pierre, une intervenante.

Carole Lamarre, une militante du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de l’Ouest-de-l’Île, s’inquiète de voir peu de changement sur le terrain, pour ce qui est de la violence sexuelle.

«Ça continue, malgré qu’on fait de l’éducation. Il y a présentement le mouvement #moiaussi qui vise plutôt la violence au travail. Mais les autres types d’agressions sont encore là. Il reste beaucoup d’éducation à faire. Il faut commencer avec la jeunesse et impliquer les hommes pour qu’ils comprennent les conséquences. C’est vraiment un travail collectif», précise-t-elle.

Le Centre des femmes West Island, qui offre plusieurs services éducatifs, sociaux et récréatifs ainsi que l’organisme de travail de rue, Action jeunesse de l’Ouest-de-l’Île (AJOI), avaient aussi érigé des kiosques, samedi.

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