Photo: Gracieuseté Des manifestants ont réclamé plus de transparence dans le cadre du projet du REM, le 18 juin.

Les opposants au projet de Réseau express métropolitain (REM) ont manifesté devant l’hôtel de ville de Montréal, la semaine dernière. La coalition Trainsparence a aussi adressé une lettre à la mairesse, Valérie Plante, afin d’obtenir des précisions et des garanties concernant le projet de train électrique.

Dans leur lettre, les membres de Trainsparence indiquent avoir de nombreuses préoccupations à l’égard du REM.

«Toutes nos préoccupations ont été ignorées ou balayées du revers de la main par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et Québec. L’information demandée a été remise en retard, est incomplète ou n’est pas disponible. Des questions importantes persistent et sans y répondre, nous allons dépenser des milliards dans un grand saut vers l’inconnu», font-ils valoir.

Les signataires demandent à ce que la mairesse Plante s’assure que le REM, qui comprendra des actifs publics de haute valeur comme le tunnel Mont-Royal, ne sera pas vendu à une entité étrangère.

La coalition voudrait aussi obtenir de l’information quant à la hausse des taxes immobilières qu’entraîneront le REM et les tarifs pour l’utilisation de ce nouveau transport en commun.

Les coûts d’exploitation du REM doivent être partagés entre le gouvernement provincial, les municipalités et les usagers, par le biais des tarifs, Trainsparence déplore qu’il n’existe aucune entente à long terme sur le partage de ces dépenses.

La coalition demande qu’un contrat liant à perpétuité le gouvernement du Québec soit exigé par la mairesse Plante et que celle-ci insiste pour qu’un test de climat exhaustif soit réalisé par un organisme indépendant.

Protéger les espaces verts
Trainsparence exige que l’administration montréalaise obtienne du gouvernement du Québec, de la CDPQ, des conseils municipaux, d’agglomération et de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) un engagement à savoir qu’aucun espace vert ou milieu naturel situé le long de l’emprise du REM ne sera assujetti à un projet de développement immobilier.

Les membres de la coalition souhaiteraient aussi que le projet soit soumis de nouveau au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) et que le gouvernement du Québec respecte ses recommandations.

La Caisse a acheté le tunnel Mont-Royal de même que d’autres actifs publics. Trainsparence voudrait voir la vente du tunnel remplacée par un bail et que soit obtenue une garantie de la CDPQ et du gouvernement québécois pour que le tunnel soit ouvert à d’autres systèmes de transport en commun.

La coalition demande à Mme Plante de former un comité du conseil municipal pour examiner la proposition du Parti québécois d’abandonner le projet de REM au profit d’un réseau de bus rapides, de tramways ainsi qu’une bonification significative des services de trains de banlieue.

Études de trafic
Trainsparence voudrait que les études de trafic réalisées pour le REM pour évaluer son impact sur les réseaux existants, sur l’achalandage ou sur le taux d’utilisation de l’automobile soient rendues publiques.

Le REM est conçu de façon à être exploité sans chauffeur, ce qui gonflerait considérablement son budget d’infrastructure, selon la coalition. Elle exige que la mairesse vérifie combien d’emplois seront perdus et ce que chacun de ces emplois coûtera aux fonds publics en coûts de construction et de surveillance additionnels.

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