François Lemieux/Cités Nouvelles Porte-parole du groupe environnemental Sauvons l'Anse-à-l'Orme, Sue Stacho, s'est dite encouragée par la présence d'autant de candidats politiques à l'évènement de dimanche, à Pierrefonds-Ouest.

Le groupe Sauvons l’Anse-à-l’Orme, qui voudrait voir un territoire de 365 hectares de Pierrefonds-Ouest protégé, a reçu l’appui ferme de trois partis politiques provinciaux, dimanche. Neuf candidats ont participé à une marche dans les espaces verts visés à la fois par un développement immobilier ainsi qu’un projet de parc national urbain.

Après une marche de plus d’une heure, les candidats du Parti vert, du Nouveau parti démocratique du Québec, de Québec solidaire, de la Coalition avenir Québec ainsi que du Parti libéral ont été invités de répondre à certaines questions lors d’une conférence de presse.

Les candidats et candidates verts, solidaires et néo-démocrates ont tous donné leur appui à la conservation de l’Anse-à-l’Orme et au projet de parc national urbain proposé par l’administration de la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

De leur côté, la CAQ ainsi que le PLQ n’ont pas pris d’engagement ferme vis-à-vis de la protection de l’Anse-à-l’Orme. La porte-parole de Sauvons l’Anse-à-l’Orme, Sue Stacho, s’est réjouie de voir autant de candidats participer à l’évènement.

«C’est vraiment exaltant. Ça signifie qu’on peut continuer de travailler, sachant qu’on nous supportera. J’espère et je crois que ça ira même plus loin que ça. De créer un parc urbain national, c’est un enjeu provincial alors on a besoin du soutien des élus provinciaux. Le financement proviendra de là et peut-être même du fédéral», indique-t-elle.

Appuis
Le candidat solidaire dans Robert-Baldwin, Zachary Williams, a fait savoir que son parti soutenait le projet de parc urbain national.

«Ce que j’aimerais voir c’est d’avoir une proposition pour une ceinture verte comme dans d’autres villes comme Toronto pour arrêter l’étalement urbain. On aimerait aussi donner 1% de la taxe de vente aux municipalités pour qu’elles ne soient pas tentées de s’étendre parce qu’elles sont pour la plus grande partie financées par les taxes foncières», souligne-t-il.

La candidate dans Jacques-Cartier pour le PVQ, Catherine Polson, est du même avis.

«On est aussi d’accord pour protéger cette zone. On veut faire en sorte que ce soit un parc public pour le bien public. Ce secteur a tellement de bien public à offrir», fait-elle valoir.

Son homologue pour la circonscription de Nelligan, Giuseppe Cammarrota, croit que l’instauration d’une taxe sur le carbone pourrait aider à financer le projet de parc urbain.

Pour la candidate de Jacques-Cartier du NPDQ, France Séguin, la propriété du territoire de l’Anse-à-l’Orme doit passer entre les mains du gouvernement.

«Le projet immobilier a été freiné, mais ça reste dans les mains des promoteurs immobiliers. Nous, c’est un appui inconditionnel [que nous offrons à Sauvons l’Anse-à-l’Orme]. C’est un parc à l’état sauvage. C’est un milieu écologique unique. C’est le seul qui reste sur l’Île. Si on le détruit, c’est comme détruire un joyau. On ne peut pas laisser faire ça», précise-t-elle.

CAQ et PLQ
Karen Hilchey, la candidate de la CAQ dans Jacques-Cartier, n’a pas pris d’engagement précis par rapport à l’Anse-à-l’Orme, dimanche.

«On est en faveur de la protection des milieux humides. Ça fait partie de notre plateforme. Il y aura bientôt une annonce de la part de notre chef par rapport à cet enjeu au cours des prochains jours», souligne-t-elle.

Le candidat libéral dans Jacques-Cartier, Greg Kelley, a fait savoir que sa présence à l’évènement de dimanche avait pour but de rencontrer les membres du groupe environnemental et d’écouter leurs demandes.

«Même si je savais où était l’Anse-à-l’Orme, c’était pour moi, une première occasion de juste visiter le lieu et d’en comprendre la nature et la faune. Si je suis élu, je suis bien ouvert à faciliter une discussion entre le groupe et le ministère des Parcs et de la Faune si nécessaire. Je serai là pour mettre en contact les gens», indique-t-il.

Rappelons que le projet de parc national urbain prévoit d’ajouter les territoires de l’Anse-à-l’Orme aux parcs déjà existants du Cap Saint-Jacques, de l’Anse à l’Orme, de l’Arboretum Morgan et du Bois-de-la-Roche.

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