François Lemieux/Cités Nouvelles Quelque 300 personnes ont marché symboliquement autour du Collège John Abbott en appui à la recherche sur le myélome multiple.

Quelque 300 personnes ont arboré fièrement le rouge, que ce soit une fleur, un foulard, un manteau ou un chandail, lors de la 10e édition de la Marche myélome multiple de Montréal, qui se déroulait le 30 septembre à Sainte-Anne-de-Bellevue pour une deuxième fois cette année. La campagne de financement qu’ils ont, au préalable, menée a permis à Myélome Canada d’amasser 50 000 $.

Ce sont en tout 23 marches qui se dérouleront cette année à travers le Canada afin de sensibiliser le public vis-à-vis de ce cancer incurable des cellules plasmocytaires situées dans la moelle osseuse.

Organisme à but non lucratif créé par et pour les personnes vivant avec cette maladie, Myélome Canada a pour objectif d’amasser au total 550 000 $. Un peu plus des trois quarts ont été récoltés jusqu’ici.

La directrice associée au développement et communication, Michelle Oana, fait valoir que les progrès en termes de recherche ont été importants au cours des 15 dernières années.

«C’est un cancer avec lequel on peut vivre beaucoup plus longtemps. L’espérance de vie a doublé. En ce moment, c’est à peu près 7 à 10 ans. Mais ça demeure toujours incurable. Chaque jour, 8 Canadiens sont diagnostiqués», indique-t-elle.

Témoignage
Odette Maltais, qui prenait part à la marche, a reçu son diagnostic il y a deux ans. La résidente de Pierrefonds-Roxboro avait alors 48 ans.

«J’étais très sportive. Je jouais au soccer. Mais J’avais des maux de dos très persistants. Pendant quatre ou cinq mois, j’allais voir des chiropraticiens et des physiothérapeutes, qui me disaient que j’avais une inflammation au bas du dos. L’inflammation ne me quittait pas. Je suis allée voir un médecin et on m’a diagnostiqué un myélome multiple», raconte-t-elle.

L’entrepreneure en commercialisation explique ne pas avoir été sous le choc initialement parce qu’elle ignorait l’existence de cette maladie. Une infirmière lui a ensuite expliqué la gravité de son mal.

Les traitements de chimiothérapie ont commencé presque immédiatement, en septembre 2016, se poursuivant jusqu’en avril 2017. Mme Maltais a dû également subir des traitements de radiothérapie en raison d’une masse logée dans le bas du dos.

Elle a enfin reçu une greffe de moelle osseuse en juillet 2017. Elle a depuis recommencé une vie normale, ayant notamment recommencé de travailler 40 heures par semaine.

«C’est une grande victoire de pouvoir retourner à ma vie normale, de pouvoir courir à nouveau. J’ai même recommencé à jouer au soccer. Je joue dans trois équipes. C’est un bonheur. Pour l’instant, j’ai gagné. Je suis en rémission.

Mais c’est une maladie chronique, alors on espère que je vais être plusieurs années sans récidive», précise-t-elle.
Lors de la marche de dimanche, les participants ont ceinturé à deux reprises le Collège John Abbott, à Sainte-Anne-de-Bellevue, parcourant ainsi 5 km.

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