Cités Nouvelles/Archives Le mandat de Nancy Bergeron à l’arrondissement L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève a pris fin le 5 novembre puisqu’elle n’a pas soumis sa candidature afin de régulariser son poste de directrice par intérim.

La saga concernant la directrice par intérim de L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève est maintenant terminée. Le conseil d’arrondissement a mis fin au mandat de Nancy Bergeron, lundi. Celle qui a contesté à quatre reprises son renvoi devant les tribunaux n’a pas soumis sa candidature pour régulariser sa position.

«Il nous fallait ouvrir le poste [cet été] parce qu’on était en mode intérim. La loi nous obligeait de nommer une personne de façon permanente. Mme Bergeron a décidé de ne pas appliquer pour des raisons qui lui appartiennent», a indiqué le maire d’arrondissement, Normand Marinacci, au terme de la séance publique.

Le comité exécutif du maire Denis Coderre a renvoyé Nancy Bergeron en 2015 à la suite d’allégations de menaces et d’intimidation à l’endroit de cols blancs. Elle a contesté ce congédiement qu’elle jugeait abusif devant les tribunaux.

Mme Bergeron a obtenu gain de cause pour une quatrième fois d’affilée, en juin 2017, lorsque la Cour d’appel a refusé la demande de Montréal qui cherchait à faire annuler une fois de plus sa réintégration.

Elle a toujours bénéficié de l’appui du maire Marinacci. «Mme Bergeron a été extrêmement professionnelle, une bonne directrice par intérim, au moment où on était dans la tourmente des procédures légales inutiles de Coderre et compagnie. Ils nous ont traînés jusqu’en Cour d’appel alors qu’on savait fort bien qu’on avait raison et que c’était notre juridiction», soutient-il.

L’arrondissement de L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève a soutenu financièrement les démarches juridiques de l’ancienne directrice. Les nombreuses procédures auraient coûté plus de 300 000$.

«On a dépensé pour son avocat environ 130 000$. On avait nos propres procureurs pour défendre notre juridiction et ça nous a coûté plus d’argent parce que la ville-centre refusait de nous représenter dans d’autres dossiers de relations de travail», précise le maire.

Certaines rumeurs laissent croire que la ville-centre aurait pu faire pression pour que Mme Bergeron soit écartée. Pour l’instant, le poste de directeur d’arrondissement est toujours vacant.

Le Syndicat des cols blancs de Montréal a choisi de ne pas commenter l’affaire.

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