François Lemieux/Cités Nouvelles En mars 2013, des barils de BPC entreposés illégalement sur le boulevard Hymus se sont déversés notamment dans les sols avoisinants et dans le lac Saint-Louis.

Le nettoyage du terrain contaminé aux biphényles polychlorés (BPC) en 2013 à la suite d’un déversement, sera complété ce printemps. Le ministère de l’Environnement a accepté le plan de décontamination de Juste Investir.

La firme, qui avait acquis le site de l’ancienne compagnie Les équipements de puissance Reliance, a déposé le 30 juillet un plan de décontamination jugé conforme à l’ordonnance ministérielle.

Québec réclamait l’excavation de tous les sols contaminés au-delà des limites permises, sur le site du 86-88, boulevard Hymus et les terrains voisins, en plus du démantèlement des dalles de béton du bâtiment au-delà des normes ainsi qu’un suivi environnemental des travaux afin d’en vérifier l’efficacité.

Selon la Ville de Pointe-Claire, le site ne présenterait plus aucun risque pour la population en ce qui a trait à la terre et à l’eau depuis janvier 2014.

«Les BPC dans les barils ont été enlevés. C’était là où le plus gros danger se trouvait. C’est la première chose que le ministère a fait au commencement du nettoyage», indique le maire de Pointe-Claire, John Belvedere.

Sceptique
Le chef du Parti vert du Québec, Alex Tyrrell, dont le dossier est un cheval de bataille, se dit sceptique de voir le site être réellement décontaminé au printemps prochain. Il déplore que le plan de réhabilitation n’ait pas été dévoilé.

«Par mesure de transparence, ils auraient pu le rendre public, surtout pour les citoyens qui habitent près. Ils ne donnent pas de date précise et ne disent pas s’ils vont réellement enlever les sols. Il y a des enjeux de santé en cause, notamment pour les gens qui travaillent à côté. Seront-ils protégés des poussières qui vont être soulevées lors des travaux», se questionne-t-il.

S’il admet que le site ne pose pas nécessairement un danger très important, il juge qu’il y a tout de même lieu de s’inquiéter.

«La Ville juge que le niveau de risque est acceptable pour les citoyens. Mais moi je n’appuie pas ce calcul. Avec le vent, des gens ont respiré de la poussière qui est sortie du site. Même chose pour l’intérieur de l’immeuble. Si on mise plus sur le principe de précaution, qui voudrait aller respirer ces poussières», demande-t-il.

Le ministère de l’Environnement n’a pas été en mesure de répondre à nos questions avant l’heure de tombée.

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