Afin de distraire les anciens combattants à l’occasion du 100e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, l’Hôpital Sainte-Anne avait prévu une semaine entière d’activités à partir du 4 novembre, dont une exposition d’artéfacts de la guerre de 1914-1918.

Masque à gaz, artisanat de tranchée, uniformes, manuels d’instruction militaires, le Centre canadien pour la Grande Guerre, qui est situé à Verdun, avait déplacé une quarantaine d’artéfacts pour une journée seulement, samedi.

S’il n’y a pas à l’Hôpital Sainte-Anne d’anciens combattants du conflit de 1914-1918, plusieurs ex-membres des forces armées canadiennes ayant notamment participé à la Deuxième Guerre mondiale et à la Guerre de Corée ont pu observer et même toucher aux objets présentés.

«C’est ancien ça. C’est de l’antiquité, rigole d’entrée de jeu Vincent Lavoie, qui était soldat lors du deuxième conflit mondial, lorsqu’on lui demande si les objets lui rappellent des souvenirs. Aucun de ces équipements n’a servi durant la Deuxième Guerre. Il y a une différence de 30 ans. Ils ont appris beaucoup pendant la Première Guerre».

Parmi les objets présentés aux visiteurs, on retrouvait un gant utilisé pour protéger l’avant-bras lors du lancer de la grenade.

«Je n’ai jamais vu ça. Il faut se rappeler que les grenades de la Deuxième Guerre présentaient des améliorations par rapport à leur sécurité pour l’utilisateur», indique M. Lavoie.

La collection d’objets comptait aussi une ceinture récupérée sur un soldat allemand. La boucle porte l’inscription Gott Mit Uns, une devise militaire allemande qui signifie «Dieu avec nous».

«Les Anglais avaient une farce pour ça. Les Allemands criaient « Gott Mit Uns » et les Anglais de leur répondre « We got bloody mittens too » [on a des mitaines nous aussi]», s’esclaffe Stuart Vary, un ancien combattant de la Guerre de Corée.

Artilleurs
MM. Vary et Lavoie étaient tous deux artilleurs.

«Moi j’étais servant d’une pièce de 40 millimètres, se rappelle M. Lavoie. On tirait sur les avions et les véhicules. Il fallait deviner la distance et calculer rapidement. Les obus antiaériens étaient programmés pour éclater après un certain laps de temps s’ils ne frappaient pas leur cible. Des fois, ils faisaient autant de dommage sans avoir frappé l’avion».

De son côté, M. Vary se rappelle du son infernal que produisait le canon.

«Ils nous disaient de monter les épaules et d’ouvrir la bouche. Mais du côté gauche, je n’entends plus rien», souligne-t-il.

Parmi les autres activités offertes aux anciens combattants, il y avait également une cérémonie œcuménique en mémoire des résidents de l’hôpital décédés lors des derniers six mois ainsi qu’une exposition de photos présentant 42 anciens combattants de la communauté de l’Hôpital Sainte-Anne.

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