Photo: Gracieuseté Le groupe The Keepers est formé de membres d'anciens groupes garage-rock qui ont connu du succès dans les années 1960.

La Légion canadienne de Sainte-Anne-de-Bellevue fera revivre la fin des années 1960 ce week-end. Le groupe The Keepers, composé d’anciens membres de The Haunted, JB and the Playboys et The Munks feront revivre cette époque faste sur la scène montréalaise d’il a 50 ans.

«Les jeunes allaient danser le vendredi, samedi, dimanche et parfois même le mercredi. Il y avait toujours entre 500 et 1000 personnes dans les salles de danse», explique l’ancien gérant de The Haunted, Don Wayne Patterson. Il y avait beaucoup d’ouvrage, plein d’endroits qui engageaient des orchestres et qui payaient entre 300 et 600 $ par soir».

Après avoir remporté en 1965 un concours au Forum de Montréal, The Haunted a obtenu un succès important au Canada, notamment avec son simple 1, 2, 5.

Le bassiste des Keepers, Bob Burgess, faisait partie de The Haunted, pour qui il a notamment chanté et composé. Il se rappelle à quel point la vie semblait plus facile pour les groupes de musique.

«On pouvait gagner sa vie en jouant régulièrement. On pouvait travailler cinq jours par semaine si on voulait. Maintenant, c’est devenu impossible. On fait moins d’argent qu’on en faisait dans le temps», mentionne Bob Burgess.

Radio AM
Guitariste pour The Keepers, Bill Hill jouait pour JB and the Playboys, un autre groupe à succès qui a notamment fait la première partie des Rolling Stones et des Beach Boys.

Une partie du succès des groupes locaux de l’époque venait du fait que les stations de radio jouaient souvent du contenu local selon lui.

«Il y avait trois stations de radio AM qui jouaient de la musique locale, ce qu’on n’a plus de nos jours. Tous les groupes voyaient leurs chansons être diffusées. Les DJ soutenaient les groupes, et les engageaient même parfois pour des soirées», indique Bill Hill.

Il était d’ailleurs payant pour ces DJ de diffuser la musique des groupes locaux qui allaient bientôt se donner en spectacle dans leurs évènements.

«Puis, en 1969, le marché est tombé, se souvient M. Patterson. Ce n’était plus la mode d’aller dans les salles de danse. J’ai arrêté de <@Ri>manager<@$p> des orchestres. J’en avais sept. Je suis allé travailler pour une compagnie. J’ai trouvé ça dur parce que j’avais toujours été à mon propre compte.»

Aujourd’hui
The Haunted a cessé ses activités en 1971 alors que JB and the Playboys a changé de nom deux fois avant de se séparer, en 1968.

De son côté, M. Burgess a continué sa carrière, notamment comme musicien pour de nombreux artistes, comme Patrick Normand.

M. Hill a quant à lui ouvert un studio où de nombreux artistes ont enregistré, comme les Baronets ainsi que César et les Romains. M. Hill a notamment produit le premier album du groupe québécois Octobre.

Formé il y a trois ans, The Keepers comprend aussi Rick St-Jean, l’ancien chanteur du groupe The Munks ainsi que Nick Saraceno de The Haunted.

«C’est fantastique. Le groupe a un son incroyable. On a quatre gars qui ont une bonne chimie et on n’a plus besoin de se faire la compétition comme à l’époque. Il n’y a plus de questions d’égo à gérer non plus. Tout le monde joue pour le plaisir comme on faisait au départ», souligne M. Burgess.

Le 17 novembre, les membres des Keepers joueront un mélange de chansons originales de leurs anciennes formations en plus de chansons à succès, notamment des années 1960.

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