À la suite du décès de ses deux ourses emblématiques, Suzie et sa fille Marge plus tôt ce mois-ci pour cause de vieillesse, le Zoo Écomuséum éprouve de la difficulté à combler le vide qui assaille l’institution de Sainte-Anne-de-Bellevue.

Même s’il ne recherche pas activement de nouveaux ours, l’Écomuséum hébergera toujours des animaux dans le besoin ou en convalescence, ou qui ont été abandonnés – le scénario typique auquel sont confrontés les ours au printemps, après la fin de leur hibernation, explique David Rodrigue, directeur exécutif au Zoo Écomuséum.

Compte tenu de l’attrait exercé par les deux ourses tant chez le personnel que dans la communauté, le directeur craint qu’on ne remplacera pas Suzie, 28 ans et Marge, 22 ans, en trois coups de cuiller à pot.

«Ç’a été très difficile pour nous. C’est définitivement une période de deuil ici. Pendant que les gens s’attachent à eux, on ne réalisent pas qu’ils s’attachent aux gens en retour», ajoute M. Rodrigue.

Les deux ourses bien aimées ont été frappées par des maladies reliées à leur grand âge. Dans le cas de Suzie, l’équipe de vétérinaires du zoo a observé une importante perte des capacités musculaires, qui se détérioraient à un rythme effarant au cours des derniers mois.

De son côté, Marge éprouvait des difficultés motrices à cause de problèmes d’arthrose développés au fil des ans.

Compte tenu de la nature irréversible des affections des deux ourses et à l’approche de la période d’hibernation au cours de laquelle il n’est pas possible d’administrer de la médication, le zoo a choisi d’euthanasier ses deux ourses – une tâche ingrate qui a incombé à sa vétérinaire en chef, Sarah-Annie Guénette.

La vétérinaire a consacré de longues heures aux deux ourses, surveillants leurs problèmes de santé dont certains ont commencé à se manifester voilà près de huit ans.

«Jusqu’à tout récemment, les traitements médicaux administrés suffisaient à assurer leur qualité de vie, mais nous en étions venus au point où les doses les plus fortes n’apaisaient plus une souffrance indue», résume Dr Guénette.

Bien que l’euthanasie des animaux du zoo ne soit qu’une tâche parmi tant d’autres pour la vétérinaire, forcer le dernier repos Suzie, Marge et son de frère Homer (euthanasié le 24 octobre) en un court laps de temps figurent parmi ses moments les plus difficiles en dix ans de carrière.

«C’est toujours très difficile. Un peu comme si j’euthanasiais mon chat ou mon chien. C’est un moment très émouvant», confie-t-elle.

C’est un moment que tous les vétérinaires connaissent trop bien. Un mal nécessaire auquel le vétérinaire est continuellement confronté et «où il doit agir en support aux personnes affectées.»

Ouvert au public depuis 1988, l’organisme à but non-lucratif est le seul zoo extérieur sur l’île de Montréal. Il offre aux visiteurs un aperçu du mode de vie de 115 espèces animales qu’on retrouve dans la vallée du Saint-Laurent. Sa mission est centrée sur l’éducation, la recherche et la protection. www.ecomuseum.ca

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