Si l’Ouest-de-l’île veut voir le service bonifié sur la ligne ferroviaire Vaudreuil-Hudson, les municipalités desservies devraient se partager les coûts opérationnels supplémentaires. C’est en tout cas ce que croit le pdg de l’Agence métropolitaine de transport (AMT) Nicolas Girard.

L’ancien député péquiste de Rosement était de passage à Pointe-Claire la semaine dernière pour rencontrer les médias. Quand on lui demande pourquoi l’Ouest-de-l’Île ne reçoit pas un service équivalent aux quatre autres lignes opérées par l’agence, M. Girard répond que «les municipalités doivent payer 40% de la facture pour avoir plus de trains».

C’est le cas pour le train de Saint-Jérôme et le futur train de l’Est, qui desservira la région de Mascouche et Repentigny.

Baie d’Urfé est l’une des 16 villes qui partagent les coûts du transport en commun à Montréal (qui tombe sous la responsabilité juridictionnelle – coûts opérationnels et autres – de l’agglomération).

«En ce moment, nous payons 2,2 millions$ par année pour le transport en commun et nous retirons très peu de bénéfices de cet investissement», opine la mairesse Maria Tutino.

Le montant représente 19% des 11,2 millions$ que le village de 3000 personnes paye à l’agglomération pour le transport en commun.

Quatre heures d’attente

La ligne Vaudreuil-Hudson compte 27 trains avec un service quasi-inexistant en dehors des heures de pointe, du lundi au vendredi. Il n’y a que 14 trains les samedis et dimanches et la plupart sont séparés par un intervalle de quatre heures.

Selon Mme Tutino, Baie d’Urfé serait prête à partager les coûts opérationnels supplémentaires générés par des trains plus nombreux à condition d’en bénéficier.

Ce n’est pas le cas de Beaconsfield, par contre. «Nous versons beaucoup d’argent à l’agglomération. Je ne vois pas pourquoi nous devrions payer plus cher pour davantage de service», tranche son maire, Georges Bourelle.

En 2014, Beaconsfield paye 3,8 millions$ à l’agglomération pour le transport en commun – près de 10 000$ de plus qu’en 2013.

M. Bourelle est aussi préoccupé par le désir manifesté par l’agglomération dans son Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD). Elle souhaite atteindre une haute densité de population autour des infrastructures majeures du transport en commun comme les métros et les gares du train de banlieue.

Bien que ça puisse fonctionner pour d’autres secteurs, le contexte est différent dans l’Ouest-de-l’Île, selon le maire.

«Je ne vois pas en vertu de quoi la densité de population pourrait augmenter dans l’Ouest-de-l’Île quand on regarde l’état de notre réseau routier et le service inadéquat du train de banlieue.»

Pour Mme Tutino, la seule solution pour le convoité Train de l’Ouest demeure un rail dédié au transport de passagers de Vaudreuil à la gare Lucien-Lallier au centre-ville de Montréal avec des départs toutes les demi-heures du matin au soir.

La mairesse de Baie-d’Urfé, qui siège au comité directeur du Train de l’Ouest, mentionne que son objectif demeure de faire pression sur le gouvernement libéral pour remplir une promesse qu’il a étiquetée comme une «haute priorité» avant et après son élection en avril.

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