Oliver Jones au Théâtre Beaubois

C’est nul autre qu’Oliver Jones que les spectateurs rassemblés au Théâtre Beaubois ont eu le privilège de voir en prestation, le 1er novembre. Tête d’affiche du concert présenté par la Fondation du collège Beaubois, l’illustre musicien montréalais s’est installé au piano à queue dont le Théâtre s’est doté il y a presque qu’un an. Assisté de ses deux compères, M. Jones a réservé à son public deux heures de jazz virtuose sans entracte.           

Applaudi chaleureusement lors de son entrée en scène, le jazzman s’est aussitôt dirigé vers le piano pour entamer les premières pièces du concert. Dès l’ouverture, son jeu fluide et la maîtrise de son instrument étaient impeccables, tout comme la chimie qu’il partage avec ses musiciens est palpable. Sur scène, ils s’échangeaient des sourires et des regards complices, communiquant musicalement de façon instinctive. Après une introduction qui donnait le ton au spectacle, Oliver Jones a pris le micro pour s’adresser au public: «C’est un grand grand plaisir, a-t-il lancé en tirant vers lui un banc. À mon âge, il faut que je m’assoie. Ce soir, vous allez avoir l’opportunité d’entendre deux grands musiciens montréalais», a poursuivi le pianiste avant de présenter ses collègues. À ses côtés, le contrebassiste Éric Lagacé montrait trois doigts pour rappeler à M. Jones le nombre de musiciens sur scène.            

«Le plus jeune dans le groupe, le bébé – parce qu’il faut dire la vérité – un gars du West-Island, M. Jim Doxas, a-t-il annoncé pour présenter celui qui l’accompagne à la batterie. Puis le musicien de jazz le plus riche au Canada et, sans doute, il met ça dans ses pieds.  M. Éric Lagacé!, a-t-il exprimé à la blague créant ainsi le contact avec les gens et déclenchant des rires dans l’assistance. Cet après-midi, mesdames et messieurs, j’ai eu le grand plaisir d’avoir les enfants de cette école avec moi pendant une heure et c’était vraiment un bonheur», a-t-il partagé avant de retourner au piano.

Des compositions d’Oscar Peterson, de George Gershwin et une qu’il a écrite spécialement pour la Canadienne Diana Krall, Oliver Jones a interprété une série de pièces en formule trio. Des classiques du jazz, des incontournables et des coups de cœur aussi.

Parmi les moments forts de la soirée, notons le solo de batterie de Jim Doxas d’une durée incroyable de plus de quatre minutes et les demandes spéciales du public.

Un concert mémorable réussi pour le jazzman émérite et ses deux acolytes.    

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