Une cinquantaine de litres d’une substance huileuse ont été abandonnés dans un pluvial en bas de la 5e Avenue Nord à Roxboro, dans la nuit du 22 mai dernier. Une odeur entêtante de gazole a envahi le voisinage et dérangé les résidants qui vivent à proximité.

Malgré le fait que la substance a été enlevée du lieu du déversement, soit aux alentours du parc de l’île de Roxboro, les gens de l’arrondissement Pierrefonds-Roxboro ne savent toujours pas ce qu’ils ont nettoyé.

«Il y avait une odeur de gazole. Ce soir-là (le 22 mai), il faisait déjà noir et nous n’avions pas pu faire grand-chose. Le jour suivant, je pouvais encore sentir le gazole, mais ils pavaient la route en face de ma maison, alors je n’y ai pas trop pensé», explique la résidante Susan Bodnick, dont la maison est située au bord de la rivière, en face de l’île de Roxboro.

Le soir du 22 mai, l’odeur terrible a poussé la résidante Magdalena Goudreault à appeler les pompiers, après avoir pris une marche avec son chien dans le secteur. Et les choses se sont gâtées davantage le matin suivant, pour les citoyens qui habitent le secteur.

«En avant de la maison, je pouvais sentir un peu. Mais derrière la maison, c’était beaucoup plus fort. J’ai regardé l’eau et je pouvais voir une large pellicule de produits chimiques qui flottait sur l’eau. C’était grisâtre. Je travaillais alors dans mon jardin et j’ai remarqué que j’avais un mal de tête grandissant», affirme Susan Bodnick.

Les pompiers ont avisé les travaux publics de Pierrefonds-Roxboro. L’arrondissement a engagé Kelly Sanivac inc., une firme qui se spécialise dans le nettoyage des tuyaux et qui a enlevé l’eau contaminée de l’égout et du ruisseau encerclant l’île de Roxboro. Une plainte a été faite à la division des rejets industriels de Montréal, et des inspecteurs ont pris des échantillons de la substance en question. Les résultats de cette analyse ne sont pas encore connus.

Selon la porte-parole de l’arrondissement Johanne Palladini, 11 000 litres d’eau contaminée ont été pompés du ruisseau avec l’aide d’un cordon sanitaire pour enlever l’huile qui flottait sur l’eau.

«On ne sait pas ce que c’est, ni à quelle heure le déversement a eu lieu. Pour l’instant, nous savons seulement que les gens ont senti une substance dont l’odeur se rapprochait de l’huile ou du gazole. Nous appelons cela des hydrocarbures, et cela englobe tous ces matériaux», explique Johanne Palladini.

Les nombreux résidants qui ont parlé au Cités Nouvelles sont tous en colère que leur petite rue tranquille ait été utilisée comme une décharge. «C’est un méfait, cela a dû coûter des centaines de dollars à la ville pour le nettoyer. Je crois que si vous êtes une compagnie, vous devez payer pour vous débarrasser de 40-50 gallons. C’est plus facile de faire un dégât que de s’en débarrasser légitimement. Je pense que ça serait bien de demander au public d’aider à identifier la personne responsable, et de lui demander de rembourser la ville», explique la citoyenne Frances Maxant, dont la maison est aussi au bord de la rivière.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!