Alors que le début de la campagne électorale dans la province est éminente, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, était de passage dans les bureaux du Cités Nouvelles, la semaine dernière. En compagnie de candidats de la région, le chef caquiste a présenté ses priorités, soit la lutte à la corruption, l’éducation, l’économie et la santé.   

Pendant une vingtaine de minutes, le chef de la CAQ a dénoncé l’important taux de décrochage au Québec, le temps d’attente dans les urgences et a parlé de la crise étudiante. L’ex-ministre péquiste a d’abord présenté son parti en insistant sur le fait qu’il ne travaillerait jamais pour la souveraineté du Québec.

«Nous avons besoin d’un ménage non seulement dans la corruption, mais aussi dans la bureaucratie», a soutenu le politicien originaire de Sainte-Anne-de-Bellevue.

En compagnie des candidats Paola L. Hawa (Jacques-Cartier), Toni Rinow (Robert-Baldwin), Martin Legault (Vaudreuil) et Mario Gagner (Soulanges), le chef de la CAQ s’est dit certain que les électeurs allaient apprendre à les connaître et se dit assuré de percer dans l’Ouest-de-l’Île. 

Le fondateur d’Air Transat a par ailleurs dénoncé le fait que Montréal a perdu 25% de ses sièges sociaux depuis 10 ans. Une situation qui touche directement les travailleurs, alors que les emplois payants se trouvent dans les sièges sociaux, note-t-il.

Revenant sur la crise étudiante, le chef caquiste s’est expliqué : «La crise nous a fait mal. Pendant quatre mois nous avons été absents des médias. Le débat a été polarisé. Nous avons pris un risque politique et nous avons appuyé le gouvernement. Il est responsable de dire qu’on va augmenter les frais de scolarité pour que ça ne soit pas toujours les contribuables qui paient. Cependant, je crois qu’à long terme, c’est mieux d’être consistant que d’être opportuniste comme Pauline Marois. Je ne peux pas croire que les électeurs vont réélire le Parti libéral du Québec», a conclu François Legault.   

Trois candidats dans l’Ouest-de-l’Île

Dans Jacques-Cartier, la candidature de la conseillère municipale de Sainte-Anne-de-Bellevue, Paola L. Hawa, a été annoncée fin février. Avocate et femmes d’affaires, Mme Hawa avait dit ne pas avoir peur des défis, elle qui se présente dans le comté du député et ministre libéral Geoffrey Kelley.

Une autre dame briguera les couleurs de la CAQ, dans la circonscription de Robert-Baldwin. Il s’agit de Toni Rinow, une femme d’affaires qui œuvre principalement dans le domaine de l’industrie pharmaceutique depuis 15 ans. Docteure en chimie, elle a aussi complété une maîtrise en administration des affaires et un diplôme d’ingénieure chimiste de l’École supérieure de chimie de Strasbourg. À 47 ans, cette mère de trois enfants a aussi été membre du conseil d’administration de BIOQuébec, le réseau des BIO-Industries et sciences de la vie du Québec de 2003 à 2006. La circonscription est présentement représentée par le député libéral Pierre Marsan.

Enfin, la candidature de Philippe Boileau, dans Nelligan, a été annoncée fin juin. Avocat en droit immobilier et en négociation commerciale, le candidat caquiste a été membre de plusieurs commissions politiques et président des Jeunes libéraux de Gatineau.

Père de deux enfants, M. Boileau s’implique auprès de la communauté et du milieu des affaires de la région, incluant le comité exécutif des commerçants du Vieux-Port de Montréal. Il est conseiller juridique pour bon nombre d’œuvres philanthropiques dans la région d’Ottawa, de Gatineau et de Montréal. Il est, entre autres, président du conseil d’administration de la fondation des Auberges du cœur du Québec. Homme d’affaires et investisseur immobilier, il a été actionnaire des Hôtels du Vieux-Port de Québec et de Montréal, de l’Auberge Belles-Rives et du Blues Café de Hull.

Philippe Boileau affrontera la députée libérale et ministre de la Famille, Yolande James.

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