Philippe Jasmin / collaboration spéciale Les œuvres d’Haydn, Martinů et Mozart seront au programme du grand concert classique «Par Jupiter!» de l’Orchestre Métropolitain, qui sera présenté ce vendredi à l’église Saint-Joachim de Pointe-Claire.

Les œuvres de Haydn, Martinů et Mozart seront au programme du concert Par Jupiter!, qui sera présenté par l’Orchestre Métropolitain ce vendredi à Pointe-Claire. Les symphonies de trois illustres compositeurs réunies, pour un récital des plus virtuoses!

«La Symphonie no 45 Les Adieux de Haydn, la Symphonie concertante no 2 pour violon, violoncelle, hautbois, basson et orchestre de Martinů, ainsi que la grandiose Symphonie no 41 Jupiter de Mozart font partie du concert», explique Claudio Ricignuolo, violoniste à l’Orchestre Métropolitain, musicologue et conférencier. «Les Adieux de Haydn date de la fin de 1772 et Jupiter de l’été 1788, au cours duquel Mozart a composé ses trois dernières symphonies. Trois grandes œuvres très connues qu’il a réalisées en un peu plus de six semaines seulement, ce qui est assez extraordinaire! Quant à celle de Martinů, elle est de 1950, alors ça ajoute de la variété d’avoir une composition du 20e siècle, combinée à deux chefs-d’œuvre d’une autre époque», observe-t-il.

«Martinů a composé sa Symphonie concertante no 2 en hommage à celle que Haydn a écrite à Londres en 1793 pour les mêmes instruments solistes. Ce compositeur originaire de la République tchèque a d’ailleurs inspiré l’écrivain québécois Yves Beauchemin pour son célèbre roman Juliette Pomerleau. Bohu Martinek, un compositeur aussi génial qu’inconnu, est en fait une représentation de Bohuslav Martinů, dont il suit exactement le parcours. Quelques lignes de sa sonate sont même imprimées dans le roman, qui se veut un hommage à la musique et à Martinů en particulier», souligne Claudio.

Les récits derrière les symphonies
«La Symphonie no 45 Les Adieux de Haydn n’est pas tout à fait comme les autres symphonies de Haydn. Il a ajouté un petit mouvement lent à la finale qui devient une sorte de cinquième mouvement, alors que ses symphonies – comme toutes les symphonies – en comptent habituellement quatre. Ce qui est intéressant, c’est le côté un peu syndical de l’histoire. À l’époque, Haydn était engagé par un prince pour organiser la vie musicale de son domaine et il devait, comme les autres musiciens de l’orchestre, demeurer éloigné de sa famille une bonne partie de l’année. Il a donc eu l’idée de créer une symphonie avec un dernier mouvement lent, pendant lequel les musiciens étaient tour à tour invités à quitter progressivement la scène. Grâce à quoi, le lendemain de la première, les musiciens ont pu retrouver leurs familles. Il y a toujours des histoires derrière les œuvres, mais celle-ci est assez particulière!», remarque le musicien.

Pour terminer, la Symphonie no 41 Jupiter de Mozart est sa dernière et, avec les deux autres symphonies précédentes no 39 et no 40 composées le même été, elles forment presque une suite, une trilogie. Cette ultime symphonie est un des plus grands chefs-d’œuvre de tous les temps et elle fait partie de ce qui se fait de mieux en musique! L’écriture de Mozart est absolument virtuose, alors qu’il superpose cinq thèmes distincts et opte même pour une grosse fugue, avec laquelle il a voulu rendre hommage à Bach.»

Le Centre culturel de Pointe-Claire Stewart Hall présente le concert «Par Jupiter!» de l’Orchestre Métropolitain, le 27 février, à 20h, à l’église Saint-Joachim située au 2, avenue Ste-Anne à Pointe-Claire. Ouverture des portes à 19h30. Informations: 514 630-1220.

 

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