TC Media / Keith McAuliffe L'hôpital Sainte-Anne compte 120 lits vides de soins de longue durée.

Bien que sur papier le transfert de juridiction de l’hôpital Sainte-Anne est presque complété, dans les faits, tout repose sur les négociations entourant les conventions collectives selon le député de Jacques-Cartier.

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a avancé lors d’un point de presse le mois dernier que les clefs de l’hôpital Sainte-Anne lui seront remises quelque part en 2016. Il semble que le gouvernement du Québec continue ses pourparlers avec les employés de l’établissement de santé aussi connu sous le nom d’hôpital des Anciens combattants selon ce qu’a confié à TC Media le député de la circonscription Jacques-Cartier, Geoffrey Kelley.

«La différence entre les conditions de travail du fédéral et du provincial est une question complexe. Il est important pour les travailleurs, qui offrent d’excellents services à plus de 550 anciens combattants, puissent protéger leurs intérêts» a précisé monsieur Kelly, qui est également le ministre des Affaires autochtones.

Incertitude
Le président par intérim du Syndicat des employés des Anciens combattants (SEAC), Jean-Marc Côté, est plutôt d’avis que c’est l’adoption du projet de loi 10 qui a changé la donne. Avec la réforme du système de santé, le dossier risque de relever du nouveau Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Ouest-de-L’Île.

«Ça force une réévaluation de l’impact administratif du transfert. Des négociations sur les modifications aux conventions collectives sont effectivement en cours avec Québec, mais on n’a même pas encore abordé l’aspect pécunier» spécifie monsieur Côté. Il souligne du même coup que les syndiqués sont tenus à l’écart du processus de transfert, ce qui crée beaucoup d’incertitude et dégrade par le fait même l’atmosphère de travail selon lui.

Lits fermés
L’hôpital compte 446 lits, dont 120 sont présentement inoccupés selon les dernières données du SEAC, qui affirme qu’une autre unité pourrait fermer d’ici l’été, ce qui représente 33 lits de moins. «La moyenne d’âge des patients est de 90 ans. Les choses vont vite» selon Jean-Marc Côté.

Les lits vides seraient «beaucoup plus utiles s’ils étaient à la disposition de la population de l’Ouest-de-l’Île et des banlieues avoisinantes si l’hôpital Sainte-Anne était géré par Québec» affirme Geoffrey Kelley.

Il faut dire qu’il y a un grand besoin pour des lits de soins longue-durée. «Plus vite ces lits seront disponibles, le mieux ce sera. Je vais continuer de travailler en collaboration avec le ministre Barrette pour faire ouvrir ces lits le plus rapidement possible» a ajouté le député libéral.

Besoins criants
Il faut dire que la demande est pressante. En date du vendredi 6 mars, le taux d’occupation de l’urgence de l’hôpital Lakeshore à Pointe-Claire était de 155 pour cent. 48 personnes étaient sur civières alors que la capacité est de 31. Là où le bât blesse, c’est que 12 personnes étaient à l’urgence depuis plus de 24 heures alors que trois autres y séjournaient depuis plus de 48 heures.

Le CSSS de l’Ouest-de-L’Île compte actuellement 155 lits d’hébergement de longue durée pour une population de 218 000 personnes, dont environ 18 pour cent sont âgées de 65 ans et plus.

Les installations de l’hôpital Sainte-Anne, qui datent de 1917, ont été rénovées récemment. Plus de 115 millions de dollars ont été investis. De tous nouveaux locaux qui ne servent pas à l’heure actuelle.

Impact à Sainte-Anne-de-Bellevue
Le transfert de juridiction aura également un impact important sur les entrées d’argent à la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue. Selon la mairesse Paola Hawa, ça représente des pertes d’environ la moitié des revenus. Québec aurait également des discussions à ce sujet avec la direction de l’hôpital Sainte-Anne de conclure monsieur Kelley.

 

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