TC Media / Véronique Leduc Tous les frênes situés dans le secteur de la rue de la Plage-Riviera devront être traités.

Des citoyens de l’arrondissement de L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève, propriétaires de terrains autour du site où un frêne infesté par l’agrile a été détecté doivent agir pour traiter ou abattre leurs arbres sous peine d’amende.

Selon le règlement de la Ville de Montréal, tous les frênes situés à l’intérieur des 300 mètres autour de cet arbre devront être traités avec un biopesticide, incluant ceux sur le domaine privé.

Jean-Pierre Lalonde habite à deux minutes à pied de l’arbre qui a été abattu sur la rue de la Plage-Riviera. Sur son terrain, il possède trois frênes, dont un plus imposant qui lui coûtera 400$ à lui seul pour le traiter. «Je ne veux pas le perdre, il crée un microclimat dans la cour, indique-t-il à TC Media. Quand il fait chaud et qu’on s’assoit en dessous, on est bien content d’être à l’ombre.»

L’île-Bizard–Sainte-Geneviève était parmi les derniers arrondissements de la Ville de Montréal épargnés par l’agrile du frêne avant qu’un foyer d’infestation soit découvert sur la rue de la Plage-Riviera. Le frêne abattu au début du printemps se trouvait sur le domaine public.

La Ville de Montréal offre du soutien financier aux propriétaires des zones à risque pour les dépenses liées aux traitements des frênes. Ceux qui ne s’occupent pas de leurs arbres par contre seront contraints de payer une amende entre 350$ et 700$.

L’arrondissement de L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève dit avoir commencé à faire l’inventaire des frênes sur son territoire.

Montréal compte un peu plus de 200 000 frênes. En tout, 1077 arbres infestés ont été identifiés puis abattus en 2014. Le plan de lutte de la municipalité contient une enveloppe de 12,9M$ pour permettre de traiter 18 000 frênes et en dépister environ 4000 en 2015.

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